Certains « on dit », voire Tim Lambesis lui-même, indiquaient que plusieurs titres étaient déjà composés à la formation de Wovenwar, notamment en vue du prochain As I lay Dying. A l’écoute de l’album, il est vrai que certains riffs (prenons l’attaque initiale de All Rise par exemple) sonnent clairement comme du As I Lay Dying. Et pourtant, cet album éponyme de Wovenwar n’est pas vraiment à classer aux côtés de ses prédécesseurs.
Clairement, les zicos ont tourné la page et ont fait muter leur Metalcore couillu vers un Metal moderne générique ultra mélodique, formaté pour les radios (ou plutôt pour de belles vidéos Youtube pour rester dans l’air du temps !). Shane Blay et Tim Lambesis chantant dans des registres totalement différents, cette évolution n’est pas finalement pas étonnante. Délicate, la voix de Shane, toujours chantée et jamais hurlée, est clairement mise en valeur comme élément central de cet album (Tempest, Profane,...).
Le problème est que malgré quelques tentatives plus mélancoliques (Father/Son, Prophets), on finit par s’ennuyer. Très lisse, cette collection de gentilles chansons (15 quand-même…) finit en effet par lasser et manque singulièrement de tonus. En cela, l’amateur de Metalcore catchy à la Trivium ou plus classique à la As I Lay Dying (forcément) risque de rester sur sa faim, et se retrouver à zapper un certain nombre de morceaux dès la deuxième écoute.
Ce premier album de Wovenwar est loin d’être raté. Formaté, équilibré, superbement produit (merci au duo Bill Stevenson/Colin Richardson), il a tout pour convaincre le public mainstream de ses effets. Cependant, à la lumière du CV de ses géniteurs, on est quand-même en droit de se retrouver déçu par le manque de vigueur de la musique ainsi proposée. Maintenant, pour un premier essai le résultat reste très abouti dans le genre, donc il reste à voir si la deuxième livraison apportera un peu plus de folie...
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As I Lay Dying