Attendu depuis sept ans, Wonder Days est ce qu'on appelle un album complet et équilibré dans lequel il n'y a tout bonnement rien à jeter. Dans un British Rock qui rappelle bien évidemment Led Zeppelin, Whitesnake ou encore Cream, Thunder touche à la perfection et, après tout ce temps, arrive, ou plutôt revient, au sommet de son art.
Que ce soit dans la qualité des compositions ou dans leur interprétation, les musiciens, tous issus du line-up d'origine à l'exception de Chris Childs (à la basse depuis 1996), se trouvent les yeux fermés et redonnent à la notion de plaisir toutes ses lettres de noblesse. Car s'il y a bien une chose à retenir ici, c'est bien le plaisir qui est pris par le groupe, mais également celui qu'il donne à travers son disque.
Bien sûr, certains trouveront par moment à Thunder un petit manque d'explosivité, mais qu'on se le dise, ce nouvel opus regorge de riffs catchy à souhait! Car que ce soit avec "Wonder days", titre éponyme qui ouvre l'album, "The Prophet" ou encore "Chasing Shadows", Thunder se replace sur l'échiquier du Hard Rock et nous rappelle que les Rival Sons ou autres Triggerfinger n'ont absolument rien inventé.
On pointera également au passage "Broken", magnifique ballade sur laquelle Danny Bowes laisse éclater plus encore la qualité de sa voix. A 55 ans, l'homme a beau faire son âge, son timbre de voix n'a par contre pris aucune ride et nous balance une énorme boule dans la gorge et un paquet de frissons à travers le corps.
Au final, avec onze titres d'une grande complémentarité, Thunder accouche là d'un album d'une rare homogénéité qui s'avère peut-être même être l'un de ses meilleurs. Avec tout ça, une seule question demeure encore: comment Thunder a-t-il pu faire pour ne pas avoir un succès planétaire? Ça, c'est clair, on se le demande!
Thunder

Rival Sons
Triggerfinger