L’illusion tient jusqu’à ce qu’on mette la main sur l’opus. Il semblerait que les années d’absence du groupe aient ramolli les Américains, qui nous servent pour le coup une sorte de soupe beatdown. On reconnait leur son, leur désir de nous faire pulvériser des murs … Mais une question se pose : où se trouve la personnalité des Pennsylvaniens? Si on les connaissait pour leur musique brutale, sans complication, mais dévastatrice, The End marquera clairement la fin de cette ère. Les chansons, toutes aussi peu originales les unes que les autres, défilent sans qu’on ne puisse les distinguer. Quatorze minutes passent, et il ne s’y passe malheureusement pas grand-chose. Temple, qui clotûre l’EP, sort du lot grâce à un riff plus mélodique et le chanté rapé qui rappelle E-Town Concrete et Cold World. Mais c’est bien là la seule chose que l’on peut retenir.
Si vous désiriez retrouver la puissance et l’efficacité de Burn, armez-vous de mouchoirs. L’évolution d’un groupe, oui, la tendance à se ramollir, non.

CDC