Loin de faire dans la dentelle, le combo emmené par ce diable de Shawter (chant), rempile donc pour un brûlot de quarante minutes qui ne manque ni de puissance ni de sauvagerie. Entre du Fear Factory et du Pantera, Dagoba ne lésine pas sur l’agressivité, mais ça on le savait déjà!
Avec dix titres au compteur, Tales Of The Black Dawn pousse l'auditeur dans ses retranchements et, heureusement, s'arrête juste à temps, avant que l'on ne frise l'indigestion auditive! En continuant donc sur sa lancée liée notamment à l'arrivée de Z à la guitare voici presque quatre ans, Dagoba nous livre un album dont les morceaux ne manqueront une nouvelle fois pas d'affoler les fosses, ça c'est assuré.
Au chant, on retrouve un Shawter plus que jamais au sommet de sa forme et dont la voix, ou plutôt les hurlements s'imposent comme un instrument à part entière. Certes, on peut avoir l'impression que tout se répète, oui Dagoba ne fait au final que du Dagoba, mais ici c'est plutôt d'énergie dont qu'il faut parler avant de chercher l'originalité qui, elle, à en croire les mauvaises langues, ferait défaut au groupe marseillais depuis pratiquement dix ans.
Sans pour autant livrer l'album de l'année, Dagoba parvient à tirer un rendement maximum de ce nouvel opus et vient confirmer plus que jamais son statut de valeur sûre de la scène metal française.

Dagoba
Fear Factory