Cette aubaine, on la doit à un duo australien qui s'est formé en 2010. Admirateurs de WIRE, GANG OF FOUR, NO MEANS NO et THE MELVINS, les deux membres de DEAD rassemblent des influences Sludge, Metal et Post-Punk.
C'est quand même à THE MELVINS que l'on pense à l'écoute de Untitle. On sent ce côté rugueux et inventif, même si, ici, influencé. On reconnait aussi cette envie, plutôt Punk, de bousculer les codes et d'assoir une musique remuante.
Pour cet album, DEAD, dont du sang belge doit couler dans les veines, pousse son surréalisme jusqu'à s'adjoindre les services d'un troisième larron, BJ MORRISZONKLE, légende déjantée et One-Man-Band au pays des kangourous dont on ne sait pas exactement quelle a été sa contribution.
En attendant, les cinq compositions de Untitle nous font passer un très bon moment musical. Et c'est avec ses deux plages plus longues que DEAD révèle plus de personnalité. L'hypnotisme de Turning Screws est digne de la BO de Rosemary's Baby tandis que Line 'Em All Up monte d'un cran les expérimentations et les tensions abruptes que le duo exploitait déjà en cinq minutes de moyenne.
Dans l'ombre de son mentor, THE MELVINS, DEAD retient l'attention au moins pour un moment. Si il ne marque pas plus durablement l'esprit, il ne finit pas non plus par laisser un sentiment de temps perdu. Que du contraire, Untitle laisse apparaitre suffisamment d'intérêt pour faire attendre la suite.

DEAD
Wire
No Means No