On comprend dès lors mieux le choix d'intituler sobrement son premier album Prologue. L'ancienne formation ayant déjà l'habitude de travailler par concept. Selon les confirmations de son batteur, Prologue est bien l'introduction d'une suite conceptuelle que nous découvrirons prochainement autour d'un univers SF et post-apocalyptique.
Composé de seulement quatre titres pour quand même une quarantaine de minutes, Prologue ouvre avec The Beginning The End The Colony. Une ouverture de près de quinze minutes qui plantent le décor, et du concept et de la lourdeur dans laquelle POSEIDON compte nous emmener. Des univers proches de ceux de ELECTRIC WIZARD et 11PARANOIAS.
Il ne faut pas se laisser abuser par Mother Mary Son Of Scorn, Chainbreaker et Omega (l'autre titre fleuve) reviennent affirmer l'intention poids lourd des Anglais.
En grattant bien le disque, on remarque également que derrière ce côté oppressant et écrasant, POSEIDON tente d'apporter une touche plus intangible en allant puiser dans ses références plus psychédéliques. Résidu de son passé ou intention assumée que le futur confirmera, Omega n'est pas non plus sans reliquat de l'époque LIGHT BEARER.
Finalement, en intitulant son premier album Prologue, POSEIDON a vu assez juste. Nous sommes avant le début. Le disque n'est pas un faux départ, il préfigure la suite et on ressent que le groupe avant de pouvoir nous en donner plus, pourrait avoir besoin de prendre encore quelques marques.
Poseidon
