CORTEZ est et restera une formation atypique, avec deux visages. Un binôme créatif d'un côté et une formation à trois pour la scène de l'autre, CORTEZ possède une homogénéité sans faille. Au point que ces quatre helvètes régurgitent à chaque fois un mélange très personnel de leur Math-Noise-Hard-Core. Tellement personnel d'ailleurs qu'il n'a pas besoin d'être breveté car inimitable.
Après Phoebus sorti en 2013, on sentait cette envie de proposer des compositions baignées de radicalité. Avec No More Conqueror, cet accent se veut aussi particulièrement direct et imposant. Evidemment cela frappe lourdement et fort. Mais ce qui impose plus particulièrement durant ces 10 compositions, c'est la concision qui pousse CORTEZ à pousser l'ensemble de ses curseurs sonores et vitaux dans l'urgence.
D'ailleurs, 10 pavés de cet acabit, il faut pouvoir se les manger. Pas que c'est indigeste, mais c'est tout d'une traite et de plein fouet. Encaisser No More Conqueror, c'est comme se lancer dans une épreuve de haut niveau. L'exercice n'est pas accessible au tout venant et il faut un minimum d'entrainement pour ne pas s'y casser les dents.
Résister aux assauts et être encore debout à la fin de No More Conqueror devient un challenge jouissif que seul-e-s celles et ceux qui, comme CORTEZ, aiment repousser les limites peuvent rechercher.

Cortez