Lumière sur ce deuxième titre: ''Trapped in a Bottle'': semblable à un rêve éveillé, cette track m'a fait voyager tout du long, avec des phrases telles que ''Daydreaming on the bridge again, Watching the stars fly by''(en français: ''Fantasmer sur le pont à nouveau, Regarder toutes les étoiles défiler''). Ici, la voix du chanteur et bassiste J.W. Eccles a.k.a. Moe semble flotter dans l'air. C'est le genre de mélodie qu'on pourrait imager par un road trip en décapotable sur une autoroute de Californie, cheveux aux vent et lunettes de soleil vissées sur le bout du nez. Il y a une allusion à Kokabiel, à la fin du morceau sur laquelle j'aimerais attirer l'attention puisque la piste qui clôture l'album porte également ce nom. Dans la religion catholique, cet ange déchu était un ancien avocat de Dieu et de ses partisans, surnommé l'étoile de Dieu. Dans le morceau suivant, ''Reconnoiter'', la batterie et les guitares sont particulièrement bien accordés. Parallèlement aux rythmes déchaînés des instruments, le contraste avec la lenteur du chant est particulièrement réussi.
Avec ce 7ème morceau, ''Emergency'', on passe dans un registre bien plus sombre. Ici, l'ambiance musicale et lexicale ressemble à un appel au secours, je cite: We're trapped -Call out -Reach everyone (en français: ''Nous sommes piégés -passe un coup de fil -Contacte tout le monde'')
La totalité de l'album raconte une histoire de descente aux enfers: autant aux premières minutes de celui-ci, tout va bien pour les héros, autant à la fin, rien ne va plus! Vu qu'ils se sont fait attaquer par une araignée de l'espace et qu'ils resteront coincés dans la toile de celle-ci à jamais, on se doute assez rapidement que leur cause est désespérée. ''Goes Nowhere, Does Nothing'', c'est un album singulier de par sa construction: chaque chanson raconte la suite de la précédente, comme une sorte de court roman auditif et mélodique.
Troll Teeth