Dvne y démontre en effet un savoir-faire assez hors-normes lorsqu’il s’agit de développer des compos fortement recherchées mais qui restent bien équilibrées sur leur assise mélodique. Merveilleusement structuré, Etemen Ænka fascine : tel un bon roman (de Frank Herbert par exemple ?) difficile de lâcher cet album passé son premier chapitre. Dvne a des tonnes de choses à nous dire et a appris le faire avec beaucoup d’habileté.
A l’instar de ses modèles tels que les Mastodon, Cult of Luna voire Opeth, dont il s'inspire sans jamais en être prisonnier, Dvne a aussi compris comment mêler ses instru au service de son propos, à la fois fluide, dynamique et pétri de crescendos épiques. On notera au passage le grand renfort apporté par les claviers, ainsi que la pluralité vocale omniprésente, même si certains regretteront l’utilisation du chant clair et la profusion d’interludes, parfois au sein d’une même plage.
Cohérent de bout en bout, doté d’une production sublime qui participe beaucoup au plaisir engendré par son écoute, Etemen Ænka constitue déjà un incontournable de 2021 pour qui aime son Metal ambitieux. Si certains le trouveront sûrement trop long, voire ‘trop’ tout court, le résultat final s’avère tellement harmonieux que l’on se prend à se demander si cette relative excellence coule aussi naturellement dans les veines de Dvne que dans nos conduits auditifs. Réponse avec l’album n°3...
Post, Progressif, Sludge, Stoner, Desertfest, Mastodon, Opeth, Cult of Luna

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