On se souvient d’ailleurs qu’en se développant Wolves in The Throne Room apparaissait comme une réponse nord-américaine à des formations européennes comme Immortal ou Enslaved, invitant à la communion avec la nature et autres éléments, tout en se dotant au passage de son identité propre. Sauf que, et on le sait depuis Celestite (2014), le duo a parfois eu tendance à se perdre en chemin. Un écueil dans lequel il tombe en partie sur ce Primordial Arcana.
Qu’on se comprenne bien : exigeant, l’album regorge de riffs somptueux et de mélodies profondes, et parvient en de nombreux moments à captiver… sans toutefois nous envoûter complètement. Peut-être parce qu’on en attend encore plus d’un groupe comme Wolves In The Throne Room ? Reste que les longueurs et le manque global de surprise finissent par faire passer le temps long, même si l’on n’hésitera pas, synthés aidant, à référencer des groupes tels qu’Emperor ou Burzum lors de ses meilleurs moments.
Toujours enracinés dans leur Black atmo communiant pleinement avec la nature, les frères Weaver ne peuvent plus sonner comme des pionniers du genre. Affirmant leur style, affirmant leurs goûts, ils peuvent aussi bien frustrer par le manque d’envolées que fasciner par leur musique quasi hypnotique. De quoi promettre malgré tout de grands moments en live. Enfin, on l’espère…
Black atmo, Agalloch, Enslaved, Emperor, Enslaved, nature, Portland

Wolves in the Throne Room
Immortal