Un situation difficile pour beaucoup de monde, y compris pour le duo Kraut-Noise-Techno-Transe qui est un acharné de la scène.
Durant cette période, LA JUNGLE, qui a repris la route depuis, a composé deux albums dont Blurry Landscapes.
Pour cet album et durant cette période chamboulée, LA JUNGLE a proposé à de multiples artistes souvent issu.e.s de l’art brut, de collaborer. Le groupe a proposé à chacun.e des artistes contacté.e.s un titre de son album et chacun.e a pu s’exprimer dessus soit en donnant un titre à la composition, soit en illustrant le titre avec pour seule contrainte, le format carré (d’une pochette de disque). Le résultat se lit avec le tracklist de l’album ou se retrouve en accompagnement des différents formats du disque (vinyle, CD).
Musicalement, doit-on encore présenter le duo ? Sur scène, LA JUNGLE fait systématiquement mouche, y compris avec un public qui à priori n’est pas gagné d’avance. Il faut dire que le groupe aime le contact avec gens et tient à jouer au plus près d’eux. Qu’avec cette rythmique folle et ces loops hypnotisant, LA JUNGLE envoûte. Sa transe organique est communicative et son délire surréaliste, dadaïste parle à chacun.
Et en studio, bien que dans un élément moins spontané, la musique de LA JUNGLE parvient à produire également son effet. A l’image de Blurry Landscapes, le groupe n’hésite pas à perturber les codes… et les esprits. Mes collègues de bureau en ont fait les frais avec l’intro Tomorrow.
Pour son sixième album, LA JUNGLE renouvelle également son style. Bien que toujours assez brut, le duo explore des passages plus organiques et lents. Toujours appuyés par une rythmique entêtante.
Si vous souhaitez rapidement cerner ce que propose de nouveau cet album, foncez sur Le Chemin Rapide ou Panther’s Rib Cage pour saisir en un clin d’oeil la teneur de Blurry Landscapes avant de vous y plonger totalement.
Mention spéciale et particulière pour le final, Voyage Vers Le Cosmos En Vaisseau D’Argent et son côté rétro-transe 70’s, illustré par le regretté Serge Delaunay, résidant du Centre Reine Fabiola de Neufvilles.

La Jungle