Reportage

Adrian Smith et Richie Kotzen doublent la mise à la Rockhal

Esch-sur-Alzette (Rockhal), le 09-02-2026

Mercredi 11 février 2026



Smith/Kotzen
Smith/Kotzen


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c’est bien entendu la rencontre de deux monstres sacrés de leur art, celui qui se pratique avec une 6 cordes et qui les a vu nous délivrer des albums mythiques. Avec Iron Maiden en ce qui concerne Adrian Smith, et sous propre nom (ainsi qu’avec The Winery Dogs, Mr Big et bien d’autres projets) en ce qui concerne Richie Kotzen. Déjà auteur d’un premier format long en 2021, le duo a sorti voici quelques mois le plutôt réussi Black Light / White Noise qu’il entreprend donc de défendre sur scène en ce début d’année. De quoi attirer aussi bien les fans des groupes précités que tout amateur de Hard Rock de bon aloi.

Arrivé juste à l’heure avenue du Rock’n’Roll, j’ai le temps d’amuser des prix du merch’ (comptez 50EUR pour un EP, certes signé) avant d’aller me placer sans difficulté au milieu de la foule pour le concert du KRIS BARRAS BAND. Reconverti du MMA, l’Anglais nous propose un contenu entre Hard Rock et Rock alternatif, très mélodique dans l’ensemble, et essentiellement tiré de son album Death Valley Paradise. Un contenu qui a cependant du mal à prendre du relief sur scène, la faute à des guitares noyées dans les effets de basse et de batterie. On suit l’ensemble de la prestation avec un relatif intérêt, piqué comme il se doit par quelques gros riffs d’introduction restant ensuite esseulés (Dead Horses, These Voices). En milieu de set, Kris annonce la sortie imminente du premier single de son nouvel album, puis se défait de sa guitare afin de venir se frotter au premier rang pour enchaîner ensuite avec un autre single à paraître. Reprendant confiance, il enchaine avec son succès Hail Mary, qui l'avait propulsé outre-Manche et nous annonce avant la clôture (My Parade) qu’il se rendra dispo au merch’ juste après ce concert. Il faut le souligner, tant ce genre d’atttitude résolument ouverte vers les fans devient rare…



Si les t-shirts à l’effigie de la Vierge de fer sont évidemment de la partie dans les travées de la Rockhal, on remarque çà et là quelques références à Richie Kotzen. Est-ce à dire que chacun a choisi son camp ? Pas forcément, mais on s’amuse cependant de remarquer que les uns suivent le moindre mouvement d’Adrian tandis que les autres ne quittent pas Richie des yeux. C’est que le duo sait y faire, se répond aussi bien à coups de riffs que de vocaux bien placés, chacun ayant sa tessiture de voix à lui. Des traits que l’on observe dès Life Unchained puis Black Light, extraits de Black Light / White Noise. Qui a notre dernier album? demande alors Adrian. Car on va en jouer beaucoup ce soir (7 extraits en effet), et d’enchainer de plus belle avec Wraith, plus Blues dans l’âme.

C’est ensuite le moment pour le duo d’aborder leur répertoire plus ancien. D’abord avec Glory Road, dont Adrian nous narre le contexte avec humour (un gars obsédé par la richesse et qui finit par trahir son ami), puis avec Hate & Love, introduite par cette jolie ligne de basse (assurée sur cette tournée par Julia Lage). Après une rapide dédidace au mec qui nous rend sourd, Smith/Kotzen enchainent avec Blindsided puis Taking My Chances et son super refrain. Retour ensuite au dernier album avec la très jolie Darkside, clairement l’une de mes préférées même si pas forcément adaptée à 100% à la scène. Au contraire, la très groovy Outlaw permet de relancer les débats ainsi que Got a Hold on Me accélère quelque peu la cadence, une version d’ailleurs rallongée en solo, ce qui plait au public qui commence à se montrer un peu plus bruyant. Dommage que la setlist perde un peu en intensité ensuite avec White Noise (loin d’être la meilleure de l’album) même si les plus anciennes Scars et Running parlent aux fans de la première heure. Fédératrice, Solar Fire voit le public battre la mesure avant d’être en quelque sorte récompensé par les deux covers finales. D’abord la très jolie You Can't Save Me, faisant presque office de moment de recueillement, puis l’attendue Wasted Years, un peu foirée par Adrian d’ailleurs, mais évidemment acclamée par les fans.

Une belle soirée entre Blues et Hard Rock en somme, et l’occasion de voir de très près ces montres sacrés.

Remerciements à la Rockhal pour l’invitation
Crédits photos : deadly sexy Carl

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