Peu avant 21h, The Preacher, lunettes noires callées sur le nez, entre sur scène et fait cracher les premières notes de son orgue Hammond. Le show est connu des habitués, mais provoque toujours la même satisfaction. Il faut dire qu’après 20 ans de carrière, les Lords of Altamont connaissent la musique et savent assurer le show. En mode rouleau compresseur, Jake Cavaliere, seul membre d’origine du band, joue autant avec son orgue qu’avec le public et ne boude pas son plaisir ! Sourire en coin, l’homme qui vient de passer le cap de la cinquantaine monte sur son instrument, le tourne et retourne, ce qui donne quelques sueurs froides à la roadie du combo qui s’acharne à démêler les câbles du Hammond, mais qu’à cela ne tienne, le Preacher, appuyé par Dani Sin (guitare), Rob Zim (basse) et Barry an Esbroek (batterie) envoie du lourd et dans la fosse les têtes s’emballent en suivant le rythme effréné balancé par le groupe. Il faut dire que les classiques «The Split », titre d’ouverture de leur premier opus ou « Cyclone », celui qui ouvrait leur excellente deuxième plaque « Lords Have Mercy » (2005) sont des hymnes taillés pour faire monter la température encore d’un cran !
Après une grosse heure de show, la messe est dite ! Et même si le Preacher et sa bande nous vendent une sauce déjà vue et entendue, force est d’avouer que les Lords of Altamont font partie de ces valeurs sûres qui garantissent, à chaque tournée, un show sans faille et d’une saveur dont il est difficile de se lasser ! Les fidèles présents, si ce n’était déjà fait, sont convertis à la bonne parole de ces pasteurs bikers experts du prêche version rock garage psyché ! Clap de fin, direction le bar et n’oubliez pas : il est interdit de cracher !


