
Ce sont donc les Liégeois de Suasion qui ouvrent les hostilités. La formation, qui œuvre dans un Metalcore / Metal Alternatif teinté d’influences électroniques, connait parfaitement la salle (ayant fait, entre autres, la release party de son excellent dernier album The Inifite (2023) ici) et ne perd pas une seule seconde en balançant la très dansante « Trapped ». Bien que le public soit un peu timide au début, ça n’empêche pas les musiciens de tout donner sur scène et d’essayer au maximum de chauffer tout le monde. La setlist du soir fait énormément honneur à l’album The Infitite (ce qui n’est pas pour me déplaire) avec l’enchainement « Murphy’s Law », « Equilibrium » et « Transformation ». Il n’y a rien à faire, les chansons dégagent un côté hyper catchy qui pousse presque inconsciemment à bouger. Ensuite, je m’y attendais un peu mais le groupe ayant sorti une nouvelle chanson nommée « Enemy » le jour avant, nous allons y avoir droit. Celle-ci passe extrêmement bien le test du live, notamment grâce à son break qui défonce tout et son refrain ultra fédérateur.
Les Liégeois ont aussi comme particularité de proposer une musique qu’on pourrait qualifier de cinématographique, surtout grâce à l’ajout de passages symphoniques et un travail fait sur les ambiances. C’est justement avec « House of Cards » que cette singularité prend tout son sens. L’un des moments phares du show est, sans conteste, l’exécution de « Momentum » où le public a l’opportunité de donner de la voix. Le groupe termine son set par « The Grace » qui est la seule rescapée de l’album Stardust (2019). Enfin, terminé c’est qu’on pensait ! Car la formation nous fait la surprise de jouer une belle cover énergique de « Everybody (Backstreet’s Back) » des Backstreet Boys. Au final, j’ai passé un excellent moment devant un groupe qui a tout pour réussir. La setlist aura été parfaite (bien qu’il manquait juste « Infinite ») et les membres auront maîtrisé de bout en bout leur performance. C’était donc ma première avec Suasion mais clairement pas ma dernière.

Sur les coups de 21h10, les lumières s’éteignent afin de laisser place aux Parisiens de Rise of the Northstar. C’est la deuxième fois que j’ai la chance d’assister à l’un de leur concert après une bonne prestation au Jera on Air l’année dernière. Dès lors, ma seule attente est d’en prendre plein la tronche. Et je vais justement être servi ! En effet, une fois montés sur scène, les musiciens commencent fort en jouant « The Anthem » et ses breakdowns qui réveillent directement le pit. D’ailleurs, le début du concert est hyper violent avec un enchainement de morceaux qui met le paquet. Que ce soit la déjà classique « Showdown » ou les breaks ultra lourds de « Raijin » et « Kozo », on se mange des parpaings dans la gueule à foison. Franchement, je suis moi-même étonné de l’efficacité monstre de ce début de show. En plus, cette atmosphère violente est conservée grâce à « Here Comes the Boom » qui fait office de titre phare et qui peut se targuer d’avoir l’une des meilleures ambiances de la soirée. Le Metalcore à tendance Crossover et Beatdown des Français est instantanément reconnaissable, grâce notamment au chant de Vithia, mêlant des paroles rappées et des cris puissants. D’ailleurs, il gère bien son rôle de frontman et profite des quelques brèves pauses entre les chansons pour nous dire 2-3 mots.
Bien que je passe un super moment, je trouve que la deuxième partie du concert va un peu retomber. Ce sentiment m’est sans doute propre car je vais trouver les titres un peu moins percutant, à l’image de « Nekketsu », « Welcame (Furyo State of Mind » ou « Clan ». Mais bon, je dois bien avouer être l’un des seuls dans la salle car le public est en feu et le pit n’arrête pas une seconde. Malgré cette sensation de plat, certains morceaux comme « The Awakening » (ce break !!), « One Love » ou « Crank It Up » me redonnent la pêche. C’est vrai que je n’en ai pas encore parlé mais le son est relativement bon et le décorum sur scène, avec ce cerisier japonais, rend extrêmement bien. Rise of the Northstar termine son set avec l’immanquable « Samurai Spirit » suivi de « Rise » que j’affectionne particulièrement. Bien sûr, nous allons avoir droit à un rappel durant lequel, Vithia va nous expliquer qu’il est content de remonter sur scène car la formation n’a pas joué depuis 3 mois. Pour terminer, les Français vont nous balancer « The Legacy of Shi » puis « Again and Again » qui achèveront une foule qui aura donné de la voix durant tout le concert. En somme, malgré quelques moments de mou, Rise of the Northstar a proposé une performance ultra solide et montre qu’il est une valeur sûre de la scène française. Le public aura été au rendez-vous durant les 1h20 de concert et ressort de la salle plus que conquis.
Une bonne soirée à Liège comme on les aime et j’espère vite retrouver une affiche comme celle-ci dans la chouette salle du Reflektor.
Remerciements au Reflektor pour l’invitation.

Rise of the Northstar
Suasion