Reportage

Ensiferum, Freedom Call et Dragony présentent leurs meilleurs voeux 2026

Esch-sur-Alzette (Rockhal), le 13-01-2026

Jeudi 15 janvier 2026




Alors que les uns se souhaitent encore la bonne année, c’est pour les autres déjà l’heure de reprendre le chemin des salles de concerts. Et pourquoi pas une soirée festive façon Power/Folk histoire de changer un peu ses habitudes et démarrer 2026 sous le signe de la découverte ? En tout cas en ce qui me concerne…

Ayant quand-même pris le temps d’écouter quelques albums de cette tournée roborative pour les amateurs du genre, je me suis surpris à apprécier ledit contenu et je me fais donc un devoir d’arriver à l’heure (donc relativement tôt !) pour Dragony
Dragony


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. Petite surprise, cette scène très joliment décorée, et a priori des moyens supérieurs à ce dont un groupe d’ouverture puisse bénéficier habituellement. Les Autrichiens débarquent d’ailleurs avec le sourire, qu’ils gardent tout au long de concert qui fonctionne plutôt bien : le son est clair, comme attendu, et les mélodies fusent malgré les quelques réserves à émettre concernant les samples jouant divers arrangements, dont les claviers. Très remarquée, l’arrivée de la vocaliste Maria Nesh à partir de Gods of War apporte une réelle plus-value à la présence scénique du groupe et seconde de fort belle manière Siegfried ''The Dragonslayer'' Samer qui a quelques difficultés à maintenir un chant juste à partir de Lords of the Hunt. A tel point que, passé le gros riff d’intro de The World Serpent, c’est bien Maria qui lui vole la vedette, jusqu’à nous rappeler quelque part une sorte d'Arch Enemy du Power. Après une tentative de Maria et Siegfried de nous faire chanter tels des valkyries et des guerriers, The Einherjar (What Dreams May Come) et If It Bleeds, We Can Kill It recueillent une belle ovation, même si on regrette encore l’absence de claviers live. Mais on ne va pas faire la fine bouche pour cette première au Luxembourg dont on gardera un souvenir plutôt agréable dans l’ensemble, malgré une fin de set qui s’essouffle quelque peu.

La scénographie de Freedom Call
Freedom Call


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, plus sobre, se prépare alors que la sono nous crache une pelletée de tubes heavy des années 80. C’est pourtant le classique Highway to Hell de ACDC qui sert d’intro à se concert. Freedom Call
Freedom Call


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se fait ensuite un devoir de marquer son territoire Power (Hammer of the Gods) et ne tarde pas à demander à tout le monde de sauter : c'est que malgré le chant certes limité ce Tears of Babylon reste entraînant ! Le groupe semble beaucoup apprécier cette première au Luxembourg, en tout cas c’est que Chris Bay nous explique en gardant le sourire pour Silver Romance avant de nous expliquer (longuement) avoir reçu l’award du groupe le plus 'happy'. Ce qui serait une insulte pour certains groupes mais évidemment pas pour Freedom Call
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, l’occasion donc d’introduire leur nouveau single Heavy Metal Happycore, évidemment interprêté ensuite (mais sans Ensiferum). La compo relativement indigeste n’empêche pas les Allemands d’obtenir un circle pit, Chris en profitant ensuite pour nous expliquer ce qu’il attend de nous en termes de singalongs pour un Warriors qui fonctionne bien, puis un Metal is for Everyone qui porte plutôt mal son nom. l’entrainante et fédératrice Land of Light conclut ce concert sympa même si pas exempt de reproche technique notamment au niveau du chant.



On devrait logiquement passer un palier avec Ensiferum
Ensiferum


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ce qui se confirme dès Winter Storm Vigilantes en intro. Tonnerre, ça joue ! Le chant clair de Pekka, à qui une belle place est laissée en milieu de scène, fonctionne très bien mais on est évidemment pas dupe concernant les multiples bandes fournissant les backing puissants propres au groupe.

Prêt faire fête mardi soir ? nous demande Petri. Apparemment oui vu comme le public lui répond puis bouge durant Guardians of Fate marquée notamment par une petite alternance de vocaux sympathique. Nous sommes tous de la Heathen Horde ce soir renchérit le frontman avant de demander un mosh pour un Fatherland sympa mais aux samples trop marqués. Il est à noter que le pit se divise spontanément en deux à plusieurs reprises pour des walls of death improvisés … pourquoi pas !

Ensiferum
Ensiferum


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assume ensuite son versant folkish autour d’une classique question sur notre appétit pour la bière (One More Magic Potion). Et les fans de se mettre a ramer durant Long Cold Winter of Sorrow and Strife, cette longue compo laissant place ensuite à un retour au premier album plus direct (Token of Time). Le public maintenant bien chaud fait pleuvoir les Ensiferum! pour From Afar ce à quoi Petri répond qu’il veut voir du mouvement, ce qu’il obtient évidemment.

Joli moment ensuite que ce Scars in My Heart durant lequel Maria de Dragony remplace Madeleine et s’en tire avec les honneurs. Le concert se conclut ainsi avec Andromeda, soit du pur Ensiferum mettant à nouveau en valeur le chant clair de Pekka. Mais il s’agissait en fait d’une pause de courte de durée puisque les Finlandais reviennent pour un rappel de 3 titres qui surbooste encore un peu plus le public notamment In My Sword I Trust, introduite de manière amusante par le groupe (incluant quelques notes de Maiden, et la conclusion Two of Spades renommée pour l’occasion punk rock disco and heavy metal.

Voilà donc de quoi achever dignement une soirée assez festive qui contraste avec ce début d’année morose, marqué par les mauvaises nouvelles sur tous les fronts. C’est d'ailleurs bien pour ça que l’on se rend aux concerts !

Remerciements à la Rockhal pour l’invitation
Crédits photos : deadly sexy Carl

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