Reportage

Counterparts se perd dans un Trix fatigué

Anvers (Trix), le 11-02-2026

Mardi 3 mars 2026



Il y a presque 3 ans, je vous narrais le dernier passage en salle de Counterparts
Counterparts


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dans nos contrées. Alors en pleine promotion de son dernier album, A Eulogy For Those Still Here (2022), le rendez-vous avait été donné dans l’intimiste Trix Club avec ni plus ni moins que Kublai Khan TX, Paleface Swiss et Dying Wish en première partie. Un line up qui semble presque impossible à rassembler de nos jours, tellement tous ces groupes ont pris une nouvelle dimension. Nous voilà quelques années plus tard et pour leur retour en Belgique, les Canadiens reviennent une nouvelle fois au Trix, mais cette fois-ci dans la salle principale. Un step up qui témoigne qu’eux aussi ont gagné en popularité depuis (même si cette info reste à nuancer comme vous allez le lire).

Bien que sorti fin 2024, leur dernier EP en date, Heaven Let Them Die, n’avait pas encore eu droit à sa tournée européenne (celle prévue à l’été 2025 ayant été annulée). Il aura donc fallu attendre ce début d’année 2026 pour qu’enfin, cela se produise. Composée de Sunami
Sunami


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, One Step Closer
One Step Closer


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et God Complex
God Complex


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, l’affiche d’aujourd’hui se voulait autant portée sur la bagarre que sur les déclamations d’émotions. Une opposition de style qui résume parfaitement la carrière musicale de Counterparts
Counterparts


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. Bref, après une route semée d’embuches, je pénètre dans l’enceinte du Trix avec la perspective de passer une bonne soirée.



Et justement, les hostilités démarrent par les Anglais de God Complex
God Complex


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et leur Metalcore hyper agressif. Formé en 2017 dans la ville des Beatles, le groupe est bien là pour amorcer sa Godcomplexmania avec un set qui va défiler devant nous à toute allure. Bien que la salle soit encore relativement vide, ça ne va pas décourager les musiciens de Liverpool de tout donner sur scène et à enchaîner les parpaings les uns après les autres. Armé d’une discographie concise, mais diablement redoutable, ce ne sont pas moins de 10 morceaux qui vont nous être balancés à la figure en moins de 30 minutes. Je retiendrais surtout la chanson « Red Chord » et son break final qui m’a presque donné envie d’aller arracher quelques têtes à grand coup de spin kicks. Comme vous pouvez le lire, le Metalcore proposé est sombre à souhait et met l’accent sur le côté violent du genre. Pour vous donner une idée, on navigue dans des sonorités rappelant aussi bien Mugshot et Orthodox, que Jesus Piece. Bref, il faudra attendre la toute fin du show pour voir quelques mouvements dans le pit avec 2-3 two steps. Un chouette concert d’ouverture qui aurait mérité une meilleure ambiance, mais qui aura, au moins, eu le mérite de nous échauffer comme il faut.



Changeons totalement d’ambiance avec les Américains de One Step Closer
One Step Closer


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et leur musique à fleur de peau. Considérée à la base comme l’une des valeurs montantes du Melodic Hardcore émotif suite à la parution de son album This Place You Know (2021), la formation a surpris tout le monde, 3 ans plus tard, avec son deuxième disque All You Embrace (2024). Et pour cause, le groupe s’est éloigné drastiquement de ses racines pour propulser un Post Hardcore / Emo bien plus éthéré et lumineux qu’à ses débuts. N’étant pas un immense fan de ce qu’ils proposent, je dois bien reconnaitre que mes attentes n’étaient pas hautes et j’espérais être positivement étonné, malgré ce changement stylistique. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu. Même si le concert débute sur la magistrale « Leap Years » que j’adore particulièrement, je remarque que Ryan Savitski (chant) a beaucoup trop de reverb dans son micro et semble chanter à 3 km de la scène. A plusieurs reprises, on ne l’entend presque pas et c’est son comparse à la guitare qui nous sauve la plupart des refrains.

D’ailleurs, l’ambiance peine à décoller et il faudra attendre que Ryan nous rappelle que nous sommes à un concert de Hardcore pour qu’un semblant de pit se mette en marche. Sachant qu’il n’y a pas de barrières, nous allons avoir droit à un seul stage diver qui se sera écrasé sur une pauvre femme qui n’avait rien demandé. Le set se clôturera sur « The Reach », que One Step Closer
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dédie à tous les Straight Edge de la salle, et son break final qui aura été le meilleur moment du show. Une prestation loin d’être convaincante et qui semble être une habitude, vu les retours que j’ai depuis plusieurs années.



Quand je vous disais dans mon dernier report que le Beatdown était l’un des sous-genres phares du Hardcore pour le moment, j’en ai la preuve avec Sunami
Sunami


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. Formé en 2019, le groupe de San José s’est rapidement hissé comme l’un des représentants les plus populaires de cette scène bineuronale. Après une performance que je n’avais pas trouvée à la hauteur de mes attentes au Jera on Air, j’espérais enfin assister à un vrai concert de type Sunami
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style. Sachant que la salle est loin de faire comble, le pit est démesurément grand et reprend l’entièreté du parterre du Trix, ce qui laisse pas mal de place pour faire les sauvages. Pourtant, pendant la première moitié du set, les Américains vont enchainer les chansons de manière automatique. Un procédé un peu décevant, mais on ne peut pas leur en vouloir, car une fois de plus, l’ambiance n’est pas déconnante.

Par contre, une fois le public réveillé, ça devient vite un joyeux petit bordel. Des morceaux comme « Contempt of Cop » ou l’enchaînement « Y.A.B. » / « Y.S.A.B. » font toujours leur effet. Seulement, c’est vraiment durant « Sunami Style » et la classique « Weak Die First » que les fans se montreront possédés. Également, nous avons eu droit à quelques vieilleries jouées pour la première fois comme « Mind Your Business ». Après 40 minutes de breakdowns et de crowkills, il est l’heure pour Sunami
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de plier bagage sans forcément m’avoir pleinement convaincu. En gros, c’était sympa, mais ça manquait de cette folie qu’on retrouve habituellement dans ce genre de performance.



Sur les coups de 21h, les lumières s’éteignent, les voix dans la salle s’élèvent et on aperçoit quelques éléments du décor comme des vitraux et des spots lumineux placés en dessous. Dès les premiers coups de guitare, on ne s’y trompe pas et on plonge tête la première dans « A Martyr Left Alive ». En seulement quelques secondes, le ton est donné et on sait qu’on va littéralement se faire retourner. Le son est massif et à l’image de l’EP, Heaven Let Them Die (2024), on ressent toute la noirceur qui se dégage du morceau. C’est juste génial ! Bien évidemment, le reste du concert va être du même acabit et je vais m’en prendre plein la tronche. Ça commence par « Bound to the Burn » qui suit ou encore avec « Wings of Nightmares » qui m’envahit d’émotions. Le son est vraiment parfait et retranscrit merveilleusement, aussi bien les différentes mélodies que les breakdowns qui chaufferont un public mi-chaud, mi-froid. Très sobre sur scène, Brendan Murphy (chant) nous remerciera plusieurs fois d’être là et demandera à ce qu’on se démolisse dans la fosse.

Pour ce qui est du reste de la setlist, sans surprise, on enchaîne avec les classiques des derniers albums comme « Paradise and Plague », « Unwavering Vow » ou encore la destructrice « Thives ». Franchement, je prends mon pied et je n’ai rien à redire de la performance des musiciens, qui est carrée et très solide. Par contre, je trouve que l’atmosphère générale dans le pit est plutôt timide, ce qui contraste avec les parpaings qui nous sont envoyés à bout pourtant. J’ai en tête le break de « No Lamb Was Lost » ou encore ceux de « Stranger ». Bref, il faudra attendre le rappel sur « Love Me » et « Whispers of Your Death » pour enfin avoir une ambiance de folie et un public qui reprend l’ensemble des paroles à s’en déchirer les poumons. Au final, même si ce concert est loin d’être le meilleur que j’ai vu de Counterparts
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, j’ai tout de même passé un super moment, notamment grâce à une bonne setlist, à une scénographie plus aboutie que ce qu’on a l’habitude de voir dans le Hardcore et des musiciens motivés à se donner à fond.

Une chouette soirée dans son ensemble, mais qui aura été marquée par un Trix loin d’être rempli (c’est même d’ailleurs la première fois que je vois la salle principale aussi vide) et un public un peu fatigué. Néanmoins, musicalement, ça aura été presque irréprochable et j’ai déjà hâte de les revoir dans un contexte différent.

Remerciements à Biebob Concerts pour l’accréditation.
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AUTEUR : Maxime
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sou...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'es...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant ...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spin kicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....

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