On connaissait déjà la force de frappe individuelle des membres : Lina R. au chant, Bossu Lennart à la guitare, ou encore Vincent Verstrepen derrière les fûts. Comme souvent, c’est Bossu Lennart qui pose les premières briques de l’édifice, avant que les connexions ne s’opèrent entre les musiciens. Mais l’arrivée de Kris Auman, avec un parcours musical plus atypique, ouvre encore davantage le spectre du groupe et ajoute une profondeur nouvelle à l’ensemble.
Les vocaux, plus variés et plus ouverts, donnent une impulsion fraîche à ce nouvel EP. Le groupe a également voulu condenser son propos : quatre morceaux, plus courts, plus directs, mais pas moins habités. Le son s’aère, la structure respire davantage… sans jamais perdre en puissance. PREDATORY VOID réussit même à intensifier son impact en resserrant son écriture.
L’enregistrement et la production sont confiés à Gilles Demolder, un choix naturel pour Lennart, leur complicité remontant à l’époque d’OATHBREAKER. Cette connexion intime permet au producteur de capter avec précision les atmosphères mouvantes du disque et Atoned In Metamorphosis n’a pas une ambiance, mais une mosaïque de climats, tous soigneusement sculptés.
Un travail minutieux était indispensable. Cet EP ne pouvait pas se satisfaire d’un rendu brut. Ici, les émotions priment. Elles demandent des nuances nettes, un soin réel dans les transitions, une cohérence dans les contrastes. Et tout cela est bel et bien là.
Atoned In Metamorphosis risque d’en surprendre plus d’un·e. Et c’est tant mieux ! PREDATORY VOID prouve avec brio qu’il peut évoluer, oser, se transformer sans jamais renier sa violence fondamentale.

Predatory Void