Chronique

THE OCEAN
Precambrian

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Metal Blade Records



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Vendredi 4 janvier 2008

Commençons par l’objet en soi qui vaut déjà son pesant d’or ! Precambiran comme annoncé est un double CD à l’artwork des plus soigné. D’un point de vue graphique, la pochette nous rappelle le concept de cet album : la terre en fusion et son évolution. Plusieurs sociétés ont été sollicitées pour réaliser le digipack dont la pochette contient des trous qui laissent entrevoir la lave bouillonnante et des surimpressions sur les deux livrets. Les CDs se range au même endroit et le premier des deux, Hadean/Archaean, laisse apparaître le second Proterozoïc par transparence. Ce dernier possède une surface de lecture noire comme l’époque que l’album représente.

THE OCEAN
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travaille par concept, c’est connu. Avec Precambrian, le collectif met à jour son concept le plus abouti de sa carrière. La période Précambienne remonte à 4,5 milliards d’années et constitue la première partie de l’histoire de notre planète. On distingue 2 à 3 (en fonction des théoriciens) périodes : l’Hadéen, l’Archéen et le Protozoïque. Vous comprenez là la découpe en deux CDs de cet album. Chaque période est subdivisée également en ères et éons géologiques. Ces ères et éons constituent les chapitres et morceaux de l’album. Le groupe a choisi cette période de la vie de notre planète pour son ambiance terrifiante. Aux premières époques de la terre, règne le noir, le chaos et la lave en fusion. Rien ne vit. Hadean/Archaean sonne donc plus brutal et dur. Le groupe transpose la violence du climat régnant sur terre durant ces milliers d’années. En entrant dans la période Protozoïque, le climat s’adoucit quelque peu et le début de la vie commence à faire son apparition. Protozoïc se complexifie et le collectif sort doucement de l’instrumentation minimale de Hadean/Archaean.

Hadean/Archaean se rapproche plus de l’album Aeolian donc. Le son est dur et les compositions vont à l’essentiel de la brutalité. Les plages, au nombre de 5, sont d’ailleurs relativement courtes. La subtilité n’a pas été relégué au profit d’une bestialité primaire et simpliste. Par contre, l’instrumentation a été minimisée pour un impact maximal sans pour autant mettre de côté l’inventivité du collectif. C’est donc compact dans son efficacité. Hadean/Archaean va à l’essentiel mais la complexité des structures nécessitera de nombreuses écoutes.

Protozoïc, quant à lui, est un disque qui fait la part belle aux atmosphères, qui se complexifie et où l’instrumentation va jouer un rôle plus prédominant. On se rapproche ici plus de l’album FluXion. On sort d’ailleurs du canevas basique Guitare + Basse + Batterie + Vocaux et entrent en scène différents instruments comme le saxophone, les percussions, le violon, le piano, et les samples évidemment. Le chant est lui aussi plus varié et moins brutal. Les nombreux chanteurs se succèdent et inclinent un ton plus mélodique au disque. Protozoïc reste malgré tout métal et un son heavy est toujours d’application. Le disque recèle plus de légèreté et de finesse. Protozoïc évoque l’éveil de la terre. Un éveil progressif. Une découverte. Une prise de conscience.

Precambrian rassemble donc deux facettes de THE OCEAN
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. Deux facettes que l’on connaissait déjà par le biais des deux précédents albums Aeolian et FluXion. On attendait une collision de ces deux visages mais le collectif propose plutôt une globalité. Precambrian ne constitue pas l’addition de deux disques qui auraient pu sortir individuellement mais est un tout comme les différents chemins empruntés par le collectif. Cela apparaît assez logiquement quand on y repense. Il ne s’agit pas d’une évolution musicale ni d’une façon nouvelle de la part du collectif d’appréhender sa musique. Aeolian et FluXion sont déjà deux albums qui avaient été enregistrés en même temps et qui présentaient THE OCEAN
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sous différents angles mais qui ne s’inscrivaient pas dans un tout comme ici avec Precambrian.

Pour avoir une telle cohérence musicale et conceptuelle devant tant de diversité, il faut que le collectif puisse s’appuyer sur un chef d’orchestre. 22 personnes ont par ailleurs participé à l’enregistrement de cet album dont Thoma Hallborn (BREACH
BREACH
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), Erik Kalsbeek (TEXTURES
TEXTURES


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), Nate Newton (CONVERGE
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, OLD MAN GLOOM
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) et Caleb Scofield (CAVE IN
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, ZOZOBRA). Ce chef d’orchestre se nomme Robin Staps. C’est lui qui offre la ligne directrice à THE OCEAN
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et qui permet au collectif de sonner à chaque fois comme un tout.

Au final, autant de palabres pour vous dire que Precambrian est à la hauteur du collectif. Complexe et de qualité. Cette richesse devient son unique défaut. Precambrian et par extension THE OCEAN
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ne sont plus à la porté du quidam. L’agressivité musicale reléguait déjà le collectif aux amateurs de gros son ou de métal. Precambrian suscitera un intérêt avéré que parmi les plus courageux, que parmi ceux qui oseront s’investire au-delà d’une écoute superficielle. THE OCEAN
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offre une musique qui se mérite et Precambrian vaut l’effort.
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