Pour apporter cette touche plus récente, le groupe a amené progressivement une inspiration plus électronique et une densité Metal de moins en moins prononcée.
Holocene s’ouvre avec Preboreal et Boreal, deux titres qui se veulent lumineux et aériens. On sent que THE OCEAN. Et bien que le projet collectif soit encore capable de taper fort, ce 10ème album est aussi le plus délicat. THE OCEAN s’était déjà montré capable de travailler ses compositions et de développer son propos. Sur ce disque, il opte pour une option teintée de fragilité.
Unconformities, avec Karin Park (ARABROT), est l’exemple parfait de cette tendance à faire cohabiter ses restes Post-Metal et ses nouveaux accents plus accessibles. Derrière une composition progressive qui finit par exploser, THE OCEAN avec le timbre de la chanteuse suédoise, s’offre une interprétation qui pourrait inspirer MUSE.
De fait, quand on a été nourri avec Fluxion et Aeolian, cette transition amorcée il y a déjà plusieurs albums, peut être difficile à encaisser. Et même si depuis le début, THE OCEAN nous a habitué à des albums extrêmement travaillés, ce Holocene possède paradoxalement une accessibilité déconcertante.
Du coup, partagé.e.s entre le concept et son rendu, il n’est pas facile de trancher et d’avoir un avis franc malgré de nombreuses écoutes. On se sent aimer le disque mais un sentiment culpabilité nous fait regretter le manque de matière brute, malgré de beaux restes.
Et il y a fort à parier que cet album se défendra mieux encore sur scène où le groupe pourra assurer une immersion sonore plus impressionnante.

The Ocean
Årabrot