Chronique

AQME
En L'honneur de Jupiter

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Wagram / At(H)Ome



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Jeudi 3 décembre 2009

On ne s’en cache pas, ce n’est pas sur Shoot Me Again que AqME
AqME


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rencontre les meilleurs échos. Le quatrième album marquait malgré tout une évolution vers la maturité à l’exception du chant et de ses textes, ce cinquième album ira dans le même sens et les mêmes travers.

Avec un nouveau guitariste, Julien Hekking, récupéré chez LAZY et GRYMT
GRYMT
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, AqME
AqME


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persévère dans une voie burnée. Ce nouveau guitariste n’est probablement pas pour rien dans ce nouveau son où la basse se veut plus abrupte et où les guitares se montrent plus efficaces et moins creuses.

Oeuvrant toujours dans un registre sombre, le disque s’ouvre d’ailleurs sur une plage moyennement inspirée mais limpide : Tout Le Monde Est Malheureux. Le sentiment est par contre réducteur, pour ne pas dire simpliste et à la hauteur des textes qui suivront. Si musicalement AqME
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a conscience de prendre de l’âge et œuvre à une évolution parallèle et mature, son chanteur reste calé à l’adolescence et s’évertue inlassablement depuis ses débuts à se faire le porte-parole d’une jeunesse adolescente en mal-être. Au fur et à mesure que le compteur tourne, sa crédibilité s’effrite et il ne semble pas en avoir conscience alors que le reste du groupe se bonifie derrière ses instruments.

Ce chant en français devient donc la faiblesse fatale du groupe. Je veux bien reconnaître que plein de groupes anglo-saxons ne souffriront pas de cette critique par manque d’intérêt pour les textes qu’on ne comprend pas d’emblée. Je veux bien aussi souligner que le chant clair s’est fait plus discret et donc moins irritant mais pour le reste, je ne peux être qu’agacé par un tel simulacre de contenu. Faire de la mélancolie l’apanage de l’adolescence et un simple sentiment de tristesse et de malheur, voilà qui est largement réducteur. Le pire, c’est qu’il soit fort probable que le public adolescent d’il y a quelques années ne se retrouve même plus lui-même, dans ces textes qui ont trop stagné.

Ce gros bémol est d’autant plus dommage que si on s’imagine ne pas comprendre les paroles, les arrangements et les instrumentations sont plutôt satisfaisants et trouvent un écho favorablement positif à la critique.
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