Interview

DÉHÀ

Un univers riche, intense, entre puissance et émotions (1/3)


Samedi 28 novembre 2020

Déhà
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vient de sortir une reprise tout en puissance de Gangsta's Paradise de Coolio. Nous avons profité de cette occasion marrante pour faire connaissance avec ce musicien ultra passionné, boulimique de travail, multi instrumentiste aux 1.001 projets. En solo, en groupe ou de manière anonyme, il n’arrête jamais et propose la plupart de ses productions gratuitement sur le web.

L’homme est aussi producteur dans son studio, l'Opus Magnum Studios, à Bruxelles où il a produit notamment Wolvennest
Wolvennest


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et La Muerte
La Muerte


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. Étant donné le nombre impressionnant de projets et de groupes dans lequel il est actif (*voir en bas d’article), nous avons décidé ensemble de nous concentrer sur le musicien. Déhà
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(nom de l’artiste et de son principal projet du moment) c’est de la passion, de la puissance, de l’émotion et un avis assez tranché par rapport à la scène alternative et à celles et ceux qui essayent de le limiter dans sa création.


Une interview en trois parties.
Une première partie, aujourd'hui, sur les débuts de son aventure amoureuse avec la musique et la gestion de son agenda qu’on imagine hyper chargé.
Une deuxième partie, demain dimanche 29 novembre, sur ses sensibilités, ses inspirations, son travail au studio et sa place (ou non) dans la scène alternative belge.
Une troisième et dernière partie, lundi 30 novembre, sur le talent, le succès et la musique mise à disposition gratuitement.


Salut Déhà. Tout d’abord, comment vas-tu ? Comment va la vie pendant cette période particulière ?
Oh, ça ne change pas trop pour moi. C'est juste ennuyeux de ne pas pouvoir faire venir des amis, musiciens ou même des clients au studio. Mais je comprends pourquoi je me confine, donc dans le fond, cela ne me dérange pas. J'ai le temps de bosser sur mes propres machins. Ok, je joue aussi à quelques jeux et je regarde quelques films. Faut pas déconner. Je prends la chose du bon côté !


Crédit photo: Emilie Foudelman

Alors comme ça, on aime reprendre Mariah Carey, Wham, Coolio, et les Backstreet Boys ? :-) Tu sais expliquer le but de ces reprises ?
Cette année est spéciale, pour ne pas dire autre chose. Je sais que pour pas mal de personnes qui m'entourent, de près ou de loin, Noël et le nouvel an sont une période sacrée où les gens se voient, se retrouvent, font la fête, organisent des soirées. J'ai grandi dans un environnement très familial à ce niveau donc, même si je ne suis pas forcément à faire la fête pendant ces jours-là, je comprends que ça va être très difficile pour ces personnes. Mon but est simplement de faire un album de reprises des 90's et 80's avec des chansons de Noël, des versions originales. Un album « feel good » pour faire sourire les gens.

« Je ne sais pas faire grand chose en dehors de la musique, autant que ça serve ! Il n'y a pas d'autre but que cela : faire du bien aux gens. »



Tu es actif dans une 20e de groupes. Tu es aussi régulièrement invité pour collaborer ponctuellement en guest ou en session avec d’autres groupes. Tu es chanteur et multi instrumentiste. On peut dire que tu as de la bouteille, en tant que musicien. Comment a commencé ta love story avec la musique ?
J'étais gosse. Mes parents écoutaient de la musique très différente. Ma mère étant plus variété francophone. Mon père plutôt variété italienne. Je regardais souvent les charts à la télé, par curiosité, sans avoir de style prédéfini. Au final, à quatre ans, mon père m’a installé devant un programme sur ordinateur (les Amiga, pour ceux qui ont connu) avec lequel je faisais des sons, comme avec un piano mais avec le clavier azerty. J'étais tout le temps dessus ! Il m'a offert un programme qui permettait de lire et de composer des musiques. Soyons clairs, c'était des musiques de jeux vidéo qui tenaient sur disquette. Je chargeais des musiques de jeux et je les étudiais.

« Ma première « chanson », j'avais six ans. C'était une pâle copie d'une autre niveau structure mais j'avais créé mes propres mélodies, etc. Je n’ai jamais arrêté. »

J'ai simplement évolué dans les programmes, avec le temps et finalement, voilà où j'en suis. Et j'en suis assez content !

Au niveau des instruments, as-tu plus d’affinités avec l’un qu’avec l’autre ? Par quoi as-tu commencé ? Tu étais autodidacte ?
Si l'on considère la programmation comme un instrument, alors la programmation, forcément. Si on parle des instruments, j'ai commencé par la guitare quand j'avais quinze ans. Autodidacte, donc je suis un piètre instrumentiste, mais après pas mal d'années, ça va. Je ne suis pas un assez bon guitariste hors studio ceci dit. Je me considère plutôt comme un bassiste avec un niveau ok. Après, là où je pense être le meilleur, c'est la voix. J'ai beaucoup appris et j’ai encore beaucoup à apprendre !

« Je peux assez bien gérer ma voix, sa puissance et sa fatigue. J’avoue que c'est ce que j'aime le plus faire. Retourner sur scène avec Cult of Erinyes
Cult of Erinyes


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après presque 10 ans sans (uniquement) chanter sur scène, c'était tellement bien ! »


Comment tu gères l’agenda et ton implication dans tous tes groupes/projets ? Répètes, concerts, compos, etc. ? Cela doit ressembler à celui d’une mère célibataire avec 5 enfants, si pas pire :-)
Je ne répète presque jamais parce que ça ne m'intéresse pas. J'avoue, mine de rien, que les répètes avec Detrvire m'ont motivé un peu plus qu'avant.

« Je reste quelqu'un qui travaille de son côté et voilà. Une répète avant le concert, tous ensemble, et zou. C'est suffisant si tu as les bonnes personnes avec qui travailler et que tu as toi-même une certaine discipline (Cult of Erinyes
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ou Imber Luminis
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). »


Après, quand je dis que ça ne m'intéresse pas, je ne parle bien entendu pas de la compagnie. Ces gens sont mes amis, faut pas déconner !
Pour les compos, c'est très aléatoire. J'ai beaucoup d'idées qui datent et qui sont gardées dans un coin, donc parfois c'est une question d'inspiration. J'ai la chance de pouvoir tout faire à la maison. Je n'ai pas besoin d'organiser des journées studio... vu que je suis le studio (rires). Ça m'est déjà arrivé de bosser pendant une session avec des clients, pendant un long break ou quand ils dorment. Je me souviens avec Abduction
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, après avoir terminé les enregistrements du chanteur, la journée était finie pour eux, mais je leur ai demandé de m'assister pour les enregistrements vocaux du dernier album d'Imber Luminis
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(Same Old Silences). C'était fun !

La suite, demain, dimanche 29 novembre.

*Actif dans : Aardling, Absit Omen, Acathexis, Alenda, Aurora Borealis
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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