Reportage

Neurotic DeathFest 2012 (Part 1)

Tilburg (013), le 03-03-2012

Jeudi 8 mars 2012




3 mars 2012

Deux jours de festoche plutôt que trois. Histoire de limiter les dégâts cérébraux engrangés par la déferlantes de grind et de death du Neurotic DeathFest. C’était le choix de se passer du concert de Napalm Death
Napalm Death


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, Asphyx
Asphyx


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ou Benighted
Benighted


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(entre autres), qui jouaient le vendredi. Nous l’avions fait après mûres réflexions, nous disant que se ramasser dans la gueule du Cannibal Corpse
Cannibal Corpse


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et du Suffocation
Suffocation


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en un week-end, ce n’était déjà pas si mal.
Que du bon chaque jour donc, rien à jeter pour tous fans de musique extrême qui se respectent. Faut dire qu’en quelques années, Tilburg (Hollande), avec son 013, est devenu la Mecque des grindeux et autres deathophiles accros aux sons lourds et assassins.

Le Neurotic Deathfest, genre de Roadburn du death, réunit sur trois jours pas moins de trois scènes indoor pour 43 groupes provenant du monde entier.
Bref, un programme qui frise l’overdose, pour probablement le plus grand et attractif festival indoor de musique death et grind d’Europe.

En arrivant à Tilburg le samedi après-midi, les secousses du premier concert se faisaient ressentir au loin. Psycroptic
Psycroptic


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, les koalas du death tech (des australiens quoi), entamait son dernier morceau lorsque nous arrivions dans la grande salle (Main Stage).
Cette formation m’avait déjà bien impressionné lors de leur passage au Magasin 4 en compagnie d’Origin
Origin


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et de Leng Tch’e
Leng Tch’e


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et semblait avoir déjà tout retourné sur son passage tant la foule réclamait « we want more ». Un titre comme - cliquez ici - Initiate place la barre très haut. Il est d’ailleurs étonnant de voir une formation de cette qualité se produire aussi tôt. Malheureusement pour nous, nous étions arrivés un peu tard.

A peine remis de cette frustration, voilà que Leng Tch’e
Leng Tch’e


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se fait entendre dans la Second Stage. Une salle bien plus étroite et déjà pleine à craquer. Serge Kasongo, le chanteur, semble en pleine forme car avant de nous faire son désormais classique Cri de Ken le Survivant, voilà qu’il entonne le destructeur « Totalitarian ». Morceau qui, sur l’album, est chanté en duo avec l’homme à la coupe au bol, Mark Greenway (Napalm Death).

Une fois, le set des belges terminé, le moment était tout choisi pour aller faire un tour dans la froide et bétonneuse ville de Tilburg. Afin, par exemple, de parcourir les avenus et places où naquit le glorieux cycliste Stef Clement, véritable Eddy Merckx hollandais, né à Tilburg en 1982 et spécialiste du contre la montre . Puis de visiter la magnifique église Saint-Joseph pour admirer ses luxuriants vitraux totalement restaurés.





Mais bon la ville étant totalement envie par les metalheads de tout poil, pas moyen d’arriver ailleurs que devant l’incontournable rookkaffees (coffee-shop) partenaire du festival. L’établissement - cliquez ici - The Grass Company, connu dans la région pour ses milkshakes à la fraise et autres boites de joints façon « mon chéri », est une véritable institution à Tilburg. Malédiction, il fallait bien que notre petite escapade musicale gourmande s’agrémente d’un parfum psychotrope de circonstance. Petit à petit, les mutants verts du dernier album de Cannabis Corpse
Cannabis Corpse


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s’emparent de moi, Damned !





Après cette petite balade touristique oxygénante, nous reprenons place dans les hauteurs de la Mainstage pour le concert de Origin
Origin


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. Les ricains originaires du Kansas oeuvrent dans le death tech ultra rapide et synchronisé. La batterie est une véritable mitrailleuse du début à la fin, ce qui peut se révéler plutôt lassant et rébarbatif au final. Heureusement, Paul Ryan (vocal) est en pleine forme et invite les headbangers à venir le rejoindre sur scène. Idée stupide ou plutôt sadique, vu que chaque essai d’un headbanger est sanctionné par une interdiction catégorique de la sécurité. Mais on s’en tape et c’est plutôt marrant. De toute façon, la communion avec les pogoteurs est totale.

Le set se finit par un duo avec la chanteuse de Cerebral Bore
Cerebral Bore
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, Simone Pluijmers, qui avait foulée la scène la veille. Je me dis que c’est peut-être le signe d’un mariage dans l’année ? Pourquoi pas, ça ferait les choux gras de la rubrique grind de France Dimanche.

A peine remis de nos émotions, voilà que les vieux briscards allemands de Morgoth
Morgoth


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montent sur scène, avec Marc Grewe et son look de biker. Le bougre, aux lentilles vertes fluos, nous entraîne dans un set des plus rock’n roll et death old-school. C'est pour moi une belle occasion de les revoir depuis leur reformation et leur excellent concert du dernier Hellfest.
Clairement, Morgoth
Morgoth


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n’a rien perdu de sa superbe et donne une belle leçon d’efficacité pour un public parsemé mais venu pour écouter du bon death bien culte.

Nous quittons un peu avant la fin du set ce cher Marc Grewe, histoire de bien se placer au sein de la second stage. C’est que l’homme orchestre, le Rémy Bricka du death, the one man band du grind, Putrid Pile
Putrid Pile


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, se met en place.




Le bonhomme est seul sur scène avec sa guitare et sa boite à rythme pour un concert super méchant, mais ô combien sautillant et groovy. Ça fait du bien dans le pantalon de se remuer un peu les couilles en sautant dans tous les coins au rythme de morceaux tels que - cliquez ici - "Waste of Flesh" ou "Merciless Homicide ". Assurément le moment le plus atypique et funny de cette journée.


Bien belle entrée en tout cas avant le plat de résistance, Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh


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. Le duo de Birmingham au look de chauffagiste, mais au cœur black métal, se mue en quintet lorsqu’ils se produisent sur scène. Ca rentre dans le lard direct avec une ambiance mal seine et nihiliste comme on la ressent sur album.

Malheureusement, on en ressort avec un petit goût de trop peu. En effet, la masse sonore espérée affichée sur les albums n’est pas aussi gigantesque que prévue. Le tsunami n’est pas à la hauteur de nos espérances. De plus, on entend trop clairement les chants, façon heavy metal, de Michael Kenney comme sur le titre « More Of Fire Than Blood », même si le chant grind prédomine de bout en bout. Alors Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh


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, un groupe de studio ?

Comme quoi au Neurotic Deathfest, quand un groupe brutal est noyé dans la brutalité, il risque de passer un peu inaperçu.
Mais ne soyons pas si sévère avec les anglais qui ont tout de même fait tourné nos têtes avec malice.





L’affiche très variée du festival offrait également un large panel de groupe death-core comme par exemple Beneath The Massacre
Beneath The Massacre


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ou Carniflex. Les fans de morceaux de bravoure aux breaks beatdown façon hardcore ont été gâtés.
Perso, je passe mon tour, préférant consacrer mon temps à la prestation de Gorguts
Gorguts


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et de la cerise sur le gâteau, Suffocation
Suffocation


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.

Le groupe québécois est le clou - dans le crâne - de cette journée. Il nous revient avec un nouveau line-up après le décès malheureux du batteur Steve Macdonald en 2002, remplacé par le batteur d’Origin
Origin


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(et non d’origine), John Longstreth.

Le francophone Luc Lemay, guitariste et chanteur du quatuor, s’érige en maître de cérémonie pour un set de 50 minutes de death torturé, technique et avant-gardiste.
Les morceaux des trois albums édités dans les années 90 se succèdent sans temps morts et nous procurent un effet des plus tripant.
D’ailleurs, je rejoins Lamay après le concert pour le congratuler et lui acheter un exemplaire de - cliquez ici - « From Wisdom To Hate », le 3ème album actuellement réédité sur Deep Send Records.
Je suis aussi très heureux d’apprendre que la formation se produira au prochain - cliquez ici - Métal Méan.





A peine le temps d’aller manger une crasse (délicieux ravier de cuisses de poulet + un diététique durum de légumes à la viande et non l’inverse) que nous devons déjà nous préparer à la suffocation finale. Et pour cause, les vétérans new-yorkais de Suffocation
Suffocation


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nous attendent dans une main stage gonflée à bloque menée par un Frank Mullen en training basket et t-shirt sans manches Psycroptic (un peu le dolce gabbana du death quoi).

Ca sent le set façon Bellafamilia à la sauce death metal. Le backstage assiste d’ailleurs au concert de la scène.
Bref, ça sent la correction mais aussi la consécration pour une carrière bien remplie et un combos dont l’attitude et le style n’a jamais été remis en cause.
Clairement, ça fait déjà plus de vingt ans que ces maîtres du brutal death nous enchantent. Le Frank est d’ailleurs très en verve et nous parle de (non)croyance antéchrist, de gozesse et de… préretraite bien méritée.
La playlist revisite tous les chapitres de l’histoire du groupe qui ne fut pas un long fleuve tranquille. Enfin, quand on s’appelle Suffocation…

Bref, ce set d’une heure permet de clôturer en beauté notre première journée au Neurotic. Une journée relativement jouissive et aventureuse pour des neurones déjà bien entamés mais qui en redemandent. Le cephalic carnage attendu est encore à venir.

Pour avoir accès à la deuxième partie du Live Report, cliquez ici.

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AUTEUR : Marc
Marc est un mélomane qui depuis l’achat de sa première cassette de Metallica (le maxi de Wherever I May Roam) n’a jamais cessé de se diriger ve...
Marc est un mélomane qui depuis l’achat de sa première cassette de Metallica (le maxi de Wherever I May Roam) n’a jamais cessé de se diriger vers le rayon Hard Rock de chez Caroline Music. Pendant son adolescence, la lecture de magazines tels que R.A.G.E ou Popular1, sans oublier l'écoute de Rock à Gogo, a fortement agrandi sa passion ...
Marc est un mélomane qui depuis l’achat de sa première cassette de Metallica (le maxi de Wherever I May Roam) n’a jamais cessé de se diriger vers le rayon Hard Rock de chez Caroline Music. Pendant son adolescence, la lecture de magazines tels que R.A.G.E ou Popular1, sans oublier l'écoute de Rock à Gogo, a fortement agrandi sa passion pour la culture et la musique alternative. Les découvertes de Channel Zero et de DV8 furent une autre grosse c...
Marc est un mélomane qui depuis l’achat de sa première cassette de Metallica (le maxi de Wherever I May Roam) n’a jamais cessé de se diriger vers le rayon Hard Rock de chez Caroline Music. Pendant son adolescence, la lecture de magazines tels que R.A.G.E ou Popular1, sans oublier l'écoute de Rock à Gogo, a fortement agrandi sa passion pour la culture et la musique alternative. Les découvertes de Channel Zero et de DV8 furent une autre grosse claque dans son apprentissage et le début d’un intérêt, d’une certaine fierté,...
Marc est un mélomane qui depuis l’achat de sa première cassette de Metallica (le maxi de Wherever I May Roam) n’a jamais cessé de se diriger vers le rayon Hard Rock de chez Caroline Music. Pendant son adolescence, la lecture de magazines tels que R.A.G.E ou Popular1, sans oublier l'écoute de Rock à Gogo, a fortement agrandi sa passion pour la culture et la musique alternative. Les découvertes de Channel Zero et de DV8 furent une autre grosse claque dans son apprentissage et le début d’un intérêt, d’une certaine fierté, pour nos artistes du cru. Après l'obtention de son diplôme en information et de communication, il intègre en 200...

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