Reportage

Vader et Hate Eternal : la Guerre des Etoiles ?

Hasselt (Muziekodroom), le 06-11-2016

Mardi 8 novembre 2016



Me voici donc de retour à Arlon, un mois après le concert de Warrel Dane
Warrel Dane


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. Cette fois, Cronos ASBL nous a réservé un menu un peu plus brutal puisque pas moins de 5 groupes Death Metal (enfin 4 groupes + 1, on y reviendra) vont se succéder ce soir sur les planches de l’Entrepôt. Une jolie affiche emmenée par les vétérans de Vader
Vader


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qui donne le coup d’envoi de ce mois de novembre traditionnellement très chargé en concert.



Une période faste qui me fait toujours craindre pour l’affluence pour ce type d’affiche spécialisée. Arrivé de bonne heure, je suis content de constater deux choses : d’abord, les irréductibles sont déjà bien présents. Ensuite, Cronos a profité de l’occasion pour, un peu comme cela se faisait dans le temps, annoncer sur place un nouveau concert, celui de Defeated Sanity et Putrid Pile
Putrid Pile


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début janvier prochain. Une bien bonne nouvelle pour commencer la soirée. Le temps de saluer les connaissances et de jeter un œil au merch' plus que bien fourni (à côté duquel Cronos a eu la bonne idée de vendre... des croque-monsieur !) et le programme du jour de démarrer.



Apophys
Apophys


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fait effectivement son entrée en scène, devant un parterre encore très clairsemé. J’avais à cœur d’arriver suffisamment tôt pour capter le set des Hollandais, étant donné leur pedigree loin d’être dégueulasse (God Dethroned
God Dethroned


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et Prostitute Disfigurement
Prostitute Disfigurement


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entre autres) et leur concept assez poussé entre sci-fi et thèmes apocalyptiques. C’est que leur patronyme provient de ce fameux astéroïde qui devait heurter notre chère planète, et que leur album Prime Incursion évoquait tout plein de thèmes assez nerd comme l’évolution ou l’intelligence artificielle.



Mais au final je ne peux pas dire que j’aie été fort transcendé par leur Death Metal somme toute assez générique. En fait, le problème d’Apophys
Apophys


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c’est de souffler le chaud et le froid en permanence. Kevin est un chanteur fort expressif, mais évolue dans un range relativement limité. La paire de guitaristes laisse parler des influences Pyrexia
Pyrexia


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plutôt sympa mais oublie trop souvent d’aérer ses compos (les rares soli tentés ce soir remplissent pourtant fort bien leur rôle). La section rythmique bétonne, mais se contente malheureusement de répéter plusieurs plans identiques d’une compo à l’autre, avec notamment une basse un peu trop polie pour être honnête (dommage car Mickael s’est équipé d’un instrument à 6 cordes). En s’appuyant sur ses meilleurs plans, par exemple la très dynamique dernière compo jouée ce soir, Apophys
Apophys


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pourrait réellement accomplir de beaux progrès.



Après un changement de plateau très rapide (le groupe a même quelques minutes d’avance d’après l’ingé son), Lord of War se présente face au public encore assez chiche de l’Entrepôt. Passé une intro parfaitement inutile, Lord of War fait vrombir les murs de son Death teinté de core. Clairement plus brutaux qu’Apophys
Apophys


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, les Américains arrivent aussi à varier leurs compos, tantôt très directes, tantôt lorgnant sur un côté presqu’atmosphérique, en tout cas plus travaillé. Et ce, malgré les inévitables (?) poncifs du genre, tel que ce break ultra-classique asséné au milieu de son premier morceau. D’une manière inutile, voire assez pathétique étant donné le charisme du bonhomme, Andrew (chant) réclame à maintes reprises (et en vain) un circle pit qu’il n’obtiendra jamais, même en prenant directement à parti en fin de set un spectateur plutôt amusé.



Le colosse semble déçu mais ne se prive pas pour nous abreuver de son chant profond, lorgnant davantage vers Whitechapel
Whitechapel


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et Suffokate
Suffokate
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que Suffocation
Suffocation


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. Clairement, si Lord of War n’a pas reçu le succès qu’il escomptait ce soir, il possède suffisamment de qualités qui me laisse espérer revoir ce groupe à fort potentiel lors d’une autre occasion.



Place maintenant à l’OVNI de la soirée. Mais qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de Threat Signal
Threat Signal


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et de son agent pour oser placer du Metalcore au sein d’une affiche orientée Death ? Entendons-nous bien : je me souviens très bien du premier album de Threat Signal
Threat Signal


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(Under Reprisal, sorti en 2006 déjà) et des accointances avec Fear Factory
Fear Factory


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(méconnaissable derrière sa barbe fournie, Christian Olde Wolbers tient d’ailleurs la basse pour cette tournée mais restera étonnamment discret sur scène). Et même si je n’écoute que très rarement du Metalcore de nos jours, j’aurais tout à fait pu concevoir apprécier à sa juste valeur le set des Canadiens dans un autre contexte (comme par exemple lors de cette tournée avec The Agonist
The Agonist


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d’il y a quelques années).



Mais ce soir le résultat s’avère malheureusement assez moyen. Dès le premier lâcher de micro involontaire de Jon Howard on sent le groupe assez peu à l’aise (« oh you know who we are » lâche-t-il même à une fan), alors qu’une grande partie du public a choisi de rester près du bar. Le son s’avère pourtant très propre et les quelques fans et autres curieux réservent un accueil relativement chaleureux au groupe, malgré quelques sourires entendus. Mais voilà, le chant clair, sans être raté, reste assez limité ce soir, et ne permet pas au groupe de faire décoller son set. On retiendra quand-même les Rational Eyes (le tube de Under Reprisal), A New Beginning et autres Through My Eyes ainsi qu’une paire de guitaristes qui, sur plusieurs solos, a prouvé qu’elle en avait clairement à montrer aux cadors présents ce soir. Espérons pour le groupe qu’il pourra revenir en Europe à l’occasion de la sortie de son quatrième album (qui devrait plaire aux amateurs si on en juge par l'aperçu joué ce soir), dont la sortie est sans cesse repoussée par Nuclear Blast aux dires de Jon, très dispo au merch’ (à l’instar de Christian and co).




Il est maintenant grand temps d’attaquer les choses sérieuses. Hate Eternal
Hate Eternal


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semble très attendu et, comme par magie, la salle de l’Entrepôt se remplit enfin des 200 personnes présentes ce soir. Personnellement je me demande si je vais mieux apprécier ce concert que celui du Neurotic Deathfest il y a quelques années, que j’avais trouvé beaucoup trop compact voire indigeste. La réponse est oui, cent fois oui ! Piochant allègrement dans toute sa disco, Hate Eternal
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retourne la salle de son Death abrasif et puissant. Certes, le manque d’une deuxième guitare se fait parfois ressentir mais le reste ne souffre d’aucune critique. Communicatif (multiples interventions, serrage de pognes en prime), Erik Rutan est en très grande forme, et pour le troisième concert de la tournée d’un groupe qui n’est pas venu en Europe depuis plusieurs années déjà, Hate Eternal
Hate Eternal


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impressionne.



Citons d’ailleurs les quelques extraits de son dernier album en date, Infernus, dont le rendu live excelle. Le pit se réveille également (même si la profusion de slams engendrés par les 2-3 même personne en agace certains), et le public acclame le groupe dès qu’il le peut. La soirée est clairement montée d’un cran, et quand Erik annonce les deux dernières chansons on se dit que l’heure a finalement passé bien vite ! Certains auraient volontiers placé Hate Eternal
Hate Eternal


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en tête d’affiche de cette tournée, et même si je ne suis pas forcément d’accord voilà en tout cas un comeback live qui fait très, très plaisir à voir.



Son nouvel album sous le bras (Empire vient littéralement de sortir), Vader
Vader


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assure donc la tête d’affiche de cette tournée en clubs. Une configuration que je suis satisfait de retrouver pour un Vader
Vader


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souvent habitué des festivals et autres premières parties prestigieuses (comme celle de Kreator
Kreator


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en 2014). Dans le public, on retrouve un mélange entre fan de Death et de Thrash, assez à l’image du groupe qui, ce soir, va sans problème passer en revue son historique personnel, allant même jusqu’à piocher dans son EP Iron Times sorti cet été (Prayer to the God of War). Plaisir des oreilles, le son s’avère une nouvelle fois très propre, l’occasion d’apprécier à leur juste valeur le chant toujours si caractéristique de Peter (doté d’un pied de micro du plus bel effet, croix renversée incluse !) et des riffs de Spider, pas en reste pour balancer également quelques solis renversants.



Peter n’oublie pas de communiquer avec le public venu le voir ce soir, et s’inquiète déjà de la réception de son nouvel album tout juste sorti et déjà testé live (Angels of Steels...il va falloir se pencher sur ladite galette !). Triumph of Death, Silent Empire, God of War, Xeper, The Crucified Ones... Vader
Vader


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pioche ici ou là de quoi alimenter une setlist forcément difficile à construire après une telle carrière mais plutôt satisfaisante dans l’ensemble (personnellement j’aurais bien cherché davantage du côté de Impressions in Blood par exemple). Très convaincant, Vader
Vader


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a donc livré le (très bon) concert que l’on attendait d’eux. Surtout, quelle satisfaction de pouvoir apprécier le groupe dans un club de 250 places. Contrat remplit !

Voilà donc à nouveau une excellente soirée proposée par les amis de Cronos ASBL. Une orga au poil, un Entrepôt toujours aussi convivial et sympathique à retrouver, du bon son, de la bière, des croque-monsieur ... que demander de plus ? Prochains rendez-vous le 26/11 avec Cytotoxin
Cytotoxin


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, Korpse et Inhumate
Inhumate


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!



Remerciements à Rémi, Cronos et l'Entrepôt.
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