Reportage

Architects transforme la Lotto Arena en Metalcore Arena

Anvers (Lotto Arena), le 11-01-2019

Dimanche 13 janvier 2019

Quoi de mieux pour entamer l’année musicale 2019 qu’une soirée de gala dédiée au metalcore en compagnie de Polaris
Polaris


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, Beartooth
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et Architects
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. Niveau notoriété, nous sommes d’ores et déjà assurés que le cahier des charges est pleinement rempli.



Les hostilités se déroulent à la Lotto Arena d’Anvers, qui se compose d’un parterre entouré de deux anneaux. Le lieu, proche d’une sortie d’autoroute, est pratique d’accès. Que l’on vienne de Bruxelles ou de la Wallonie, il n’y a pas grand monde sur les routes empruntées en fin d’après-midi, ce qui permet de planifier le voyage sereinement –il suffit de se remémorer notre récente mésaventure pour cause de trafic surchargé il y a quelques semaines lors de notre périple vers Tilburg pour apprécier la fluidité du trafic en direction d’Anvers. Un grand parking gardé est à disposition en contrepartie d’un prix raisonnable (5€).

Le choix du lieu n’a pas manqué de nous surprendre. La Lotto Arena est à même d’accueillir 5.218 spectateurs, soit presque trois fois la capacité de l’Ancienne Belgique où les anglais s’étaient produits en février 2018, lors de leur dernier passage dans le plat pays. Notre étonnement s’est transformé en mauvaise surprise avec une salle certes remplie au niveau du parterre, mais un premier anneau bâché sur l’entièreté du flanc gauche et droit, tandis que le second anneau est totalement fermé ; il se murmure que Parkway Drive
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doit faire face à une situation similaire lors de certaines des dates de sa tournée actuelle. Le côté -très- négatif de la situation est un sentiment de froideur omniprésent durant les prestations de Polaris
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et Beartooth
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 ; la situation s’améliorera lors de l’entrée en piste d’Architects
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grâce aux effets de lumières mis en place. Nous nous consolerons avec l’absence de file d’attente pour se restaurer et se désaltérer.



Polaris
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ouvre le bal devant un parterre encore clairsemé. La setlist se compose uniquement de titres de leur seul album, The Mortal Coil (2017) ; les deux EP’s, Dichotomy (2013) et The Guilt & the Grief (2016) ne seront pas à l’honneur ce soir. Il est très compliqué de pouvoir juger la prestation des australiens tant le son est inaudible à l’arrière de la salle ; il s’agit du second point noir de la soirée.

Le chanteur principal, Jamie Hails, dont le look paraît tout droit sorti de la période faste du Seattle grunge, se démène pour enflammer un public qui restera injustement de marbre. De manière assez classique, le chant principal est accompagné d’un chanteur secondaire à la voix claire en la personne de Jake Steinhauser, qui officie également à la basse. Les capacités vocales de ce dernier ne sont pas à la hauteur de celles de Jamie Hails. Cette petite demi-heure de concert est assez brouillonne, il est peu probable qu’elle reste dans les annales de Shoot me Again.



L’entrée en piste des américains de Beartooth
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fait du bien à nos oreilles grâce aux réglages sonores qui rencontrent nos espoirs déçus jusqu’alors. Fort de l’expérience acquise ces dernières années, le show proposé est d’une tout autre ampleur que Polaris
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 ; tout est précis et maîtrisé, avec la présence notamment à la moitié de la prestation d’un solo de batterie divertissant et à la durée d’exécution adéquate, ce qui est trop peu souvent le cas.

Les trois albums du groupe sont passés en revue, avec une légère prédominance pour le dernier en date, Disease (2018). Les défauts présents sur ces trois productions qui me rendent relativement réticent à leur égard ne manquent pas de ressortir. Ainsi, certains titres apportent la dose de violence que nous sommes en droit d’attendre ; tel est notamment le cas de Body Bag qui a –enfin- fait sauté la majorité de l’audience, le tout sous fond d’hurlements « one life, one decision » de part et d’autre de la salle. D’autres titres adoptent une ambiance « collégienne », tels Manipulation ou In Between –son refrain aurait pu être adopté par votre petit frère qui voue un culte aux Jonas Brothers, le fun des pontes du genre en moins. En faisant abstraction de ce côté collégien sérieux qui m’ennuie grandement, je clôturai volontiers cet acte II en retenant le fait que la prestation proposée a fait l’objet d’une exécution sans faille.



Le troisième et dernier acte, assuré par les anglais d’Architects
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, débute très mal pour nous. En raison du choix d’effectuer le concert à la Lotto Arena, nous avons décidé de nous placer –à tout le moins temporairement- à l’arrière de la salle afin de s’assurer que le rendu depuis les gradins valait le déplacement. Mal nous en a pris, les deux premiers titres Death is Not Defeat et Modern Misery sont inaudibles, la faute à des réglages sonores calamiteux ; à l’avant de la scène, le rendu sonore est –heureusement- meilleur. Par la suite, la situation va s’améliorer sans toutefois que nos attentes soient totalement comblées. Si le groupe souhaite à l’avenir s’en tenir à des « tournées des stades », il faudra absolument qu’une attention particulière soit portée aux réglages sonores.

Les effets de lumière sont aux antipodes de la qualité sonore. Ceux-ci sont absolument bluffants et compensent la froideur qui s’est installée du fait de l’audience clairsemée dans les travées.

Une lente mais convaincante montée en puissance débute avec les effets de lumière et la pyrotechnie déployés sur Nihilist. Il s’ensuit une amélioration de la qualité du son sur Broken Cross puis -enfin !- la première interprétation magistrale de la soirée des anglais avec Holy Hell.



L’énergie déployée par les membres d’Architects
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vaut le déplacement. L’interprétation de Royal Beggars est nuancée tout en étant puissante –caractéristiques omniprésentes sur Holy Hell (2018) qui avaient, entre autres, justifié notre chronique dithyrambique de l’album, tandis que la violence de Gravedigger nous laissera quelques secondes groggy. A peine remis sur pied que le scream de Sam Carter durant These Coulours Don’t Run issu du mal-aimé Daybreaker (2012) nous propulse à nouveau au sol. Nous constatons, à notre plus grand regret, que le public ne semble pas disposé à mettre autant de cœur à l’ouvrage que les anglais.

La claque -inattendue- de la soirée viendra de l’interprétation grandiose de Gone With the Wind lors du rappel. Un Sam Carter sur le fil du rasoir craque et fond en larmes lors du discours en hommage à Tom Searle. L’ambiance lourde qui vient de s’installer et un public un brin aux fraises auront pour conséquence que le final Doomsday ne sera pas la déferlante de folie à laquelle nous nous étions attendus. Peu importe, le show nous a touché et ça reste le principal.

A l’heure de faire le bilan de la soirée, nous restons animés par des sentiments contraires. D’un côté, la froideur de la salle peu adaptée à l’audience présente et un ingénieur du son aux choix à tout le moins discutables nous déçoivent. D’un autre côté, nous avons obtenu ce que nous étions venus chercher en allant à la rencontre d’Architects
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 : de l’émotion et de la violence –à cet égard, les breakdowns font toujours mouche en live. Nous reviendrons sans hésiter profiter du prochain passage des anglais en Belgique, en espérant que les défauts de ce soir ne seront plus qu’un lointain souvenir.

Remerciements à Architects
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AUTEUR : Renaud
Amateur de musique métal aux goûts éclectiques, il a rejoint l'équipe en vue de chroniquer diverses sorties d'album. Tu auras peut-être l'occasio...
Amateur de musique métal aux goûts éclectiques, il a rejoint l'équipe en vue de chroniquer diverses sorties d'album. Tu auras peut-être l'occasion de le croiser lors d'un concert à l'A.B., au Reflektor ou en festival. N'hésite pas à lui fait part de ton avis et des idées qui te viennent à l'esprit lors de la lecture de ces chroniques, il ...
Amateur de musique métal aux goûts éclectiques, il a rejoint l'équipe en vue de chroniquer diverses sorties d'album. Tu auras peut-être l'occasion de le croiser lors d'un concert à l'A.B., au Reflektor ou en festival. N'hésite pas à lui fait part de ton avis et des idées qui te viennent à l'esprit lors de la lecture de ces chroniques, il t'en sera reconnaissant....
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