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Le Desertfest débarque à Liège !

Desertfest comes to Liège! [English version below]


Vendredi 6 février 2026

Il y a un mois, le Desertfest annonçait sa venue à Liège, en octobre prochain. Une annonce qui en a surpris plus d’un. Nous avons discuté avec l'équipe organisatrice pour en savoir plus.



Pourquoi le Desertfest déménage-t-il à Liège ? Cette annonce en a surpris plus d’un.
Honnêtement, il n’y a pas de grand plan stratégique derrière tout ça. Gérer une salle, c’est un défi permanent. Organiser un festival, c’en est un autre. Il n’a finalement pas été possible d’organiser Desertfest 2026 à Anvers. Il a fallu être pragmatiques.
Mais au fond, pour nous, la ville n’a jamais été l’essentiel. On a été à Gand, à Anvers, aujourd’hui c’est Liège. Il y a aussi Londres, Berlin, Oslo… Le lieu change, l’esprit reste. La vraie question n'est pas ''où'', mais ''pour qui''. Le Desertfest existe avant tout pour son public, pour celles et ceux qui ont le riff dans la peau.
Pour nous, ça reste le même festival. La même énergie, la même envie, mais dans une autre ville.
Same ritual, new ground.

Ce changement de lieu génère-t-il des difficultés et/ou de nouvelles opportunités ?
Un peu des deux, évidemment.
Découvrir un nouveau lieu, ça veut dire apprendre, tester, s’adapter — notamment sur le plan logistique. Organiser pour la première fois un festival de trois jours à l’OM, c’est pas mal de travail et aussi quelques inconnues. Mais c’est aussi ce qui rend l’expérience excitante. Changer de lieu, c’est changer de perspective. Liège a une identité très forte, une vraie culture rock, un côté brut, très direct qui nous parle énormément.
On est impatient de voir comment le Desertfest va s’y déployer, trouver sa place et écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Y aura-t-il des différences par rapport à la version anversoise ?

Non, ce n’est pas l’idée.
Pour nous, l’essentiel reste de monter l’affiche la plus solide possible. C’est la colonne vertébrale du festival, et ça ne changera pas. Évidemment, un nouveau lieu implique toujours un petit temps d’adaptation : repérer les scènes, le food corner, les bars… Mais quand la musique est là, tout le reste suit assez naturellement.

Ce déménagement est-il appelé à durer ?

Rien n’est figé.
On a toujours avancé édition par édition, en suivant l’énergie, les rencontres, ce qui fait sens à un moment donné.

En Wallonie, on dit souvent qu’il est plus facile d’organiser des événements musicaux en Flandre. Qu’en pensez-vous ?
On ne raisonne pas vraiment en ces termes.
Ce qui nous intéresse, c’est ce qui rassemble les gens, pas ce qui les sépare. Le Desertfest fonctionne de manière indépendante, en dehors des logiques institutionnelles ou politiques.
Les réalités peuvent varier d’une salle à l’autre, d’une région à l’autre, bien sûr. Mais organiser un festival reste un défi partout. Ça demande du travail, de l’énergie et beaucoup d’implication, quel que soit l’endroit.

Peut-on déjà avoir des indices sur les groupes programmés ?
Elle devait bien arriver, celle-là… hahaha !
On adorerait déjà pouvoir lâcher des noms, vraiment. Mais pour être honnête, et sans langue de bois, c’est encore trop tôt. On est en plein milieu du travail de programmation et pas mal de choses doivent encore être finalisées.
Cela dit, les choses avancent, et on espère annoncer les premiers groupes dans les semaines à venir, probablement fin février ou début mars.

Qui est derrière l’organisation du Desertfest Belgium ?
L’équipe permanente est très réduite. Chacun apporte son savoir-faire : programmation, communication, production, logistique.
Pendant le festival, cette équipe s’élargit fortement pour atteindre près d’une centaine de personnes, réparties sur tous les aspects opérationnels : technique, bar, catering, transport, logistique. Le festival repose sur cette mécanique collective, bien plus que sur quelques individus en particulier.

Allez-vous collaborer avec des acteurs locaux liégeois ?
Oui, on en a clairement envie. Et pas seulement pour les aspects pratiques ou logistiques.
Il y a une super scène rock à Liège, avec des groupes, des lieux et des gens engagés. Si le Desertfest peut s’inscrire là-dedans et contribuer, même modestement, à cette dynamique, ce serait top.

Douze éditions déjà : êtes-vous satisfaits du parcours accompli ?
Franchement, on ne peut pas se plaindre. On a beaucoup de chance.
Treize ans plus tard, on est toujours là, et quand on pense au chemin parcouru depuis la première édition, c’est assez incroyable. Ce qui nous fait le plus plaisir, c'est quand on peut enfin profiter un peu pendant le festival. Choper un bout de concert, voir un groupe qui envoie du lourd, le public complètement dedans... Faire vivre un festival indépendant reste un défi, mais c'est pour vivre ces moments-là qu'on continue.

Et pour la suite ?
Pour l’instant, on ne se projette pas beaucoup plus loin.
On n'a qu'une chose en tête : le Desertfest Liège 2026. : monter le meilleur line-up possible et en faire une édition inoubliable.

Comment définir l’âme du Desertfest Belgique ?
C'est ce qu'on crée ensemble - la musique, les artistes, le public. Ce n’est pas juste une succession de concerts. C’est une communauté qui s’est créée au fil des éditions, des gens qui reviennent chaque année, qui font des kilomètres pour être là, qui se retrouvent ici, parfois une seule fois par an.
Sans cette communauté, le Desertfest ne serait pas ce qu’il est.

Un dernier mot ?
Le Desertfest 2026 se prépare ! Bloquez les dates. Prévenez vos potes. Musclez-vous la nuque.
On se voit à Liège !

https://fb.me/e/7yYoawkHG


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[English version]


A month ago, Desertfest announced that it was coming to Liège next October. An announcement that surprised some. We discussed it with the organizing team to learn more.



Why is Desertfest moving to Liège? This announcement surprised quite a few people.
Honestly, there is no big strategic master plan behind all this.
Running a venue is a constant challenge, so is organising a festival. It just didn’t work out to organise Desertfest 2026 in Antwerp. We had to be pragmatic. But at the end of the day, the city itself has never been the main point for us. We’ve been in Ghent, in Antwerp, and now it’s Liège. There’s also London, Berlin, Oslo… The place changes, the spirit stays the same. The real question is not where, but for whom. Desertfest exists first and foremost for its audience, for those who have the riff under their skin.
For us, it’s still the same festival. The same energy, the same drive, just in a different city.
Same ritual, new ground.

Does this change of location bring challenges and/or new opportunities?
A bit of both, obviously.
Discovering a new venue means learning, testing, adapting — especially on a logistical level. Organising a three-day festival at the OM for the first time is quite a lot of work and also comes with a few unknowns. But that’s also what makes the experience exciting. Changing location means changing perspective. Liège has a very strong identity, a real rock culture, and a raw, very direct side that speaks to us a lot.
We’re really looking forward to seeing how Desertfest will unfold there, find its place, and write a new chapter of its story.

Will there be differences compared to the Antwerp edition?

No, that’s not the idea.
For us, the core remains building the strongest possible line-up. That’s the backbone of the festival, and that won’t change. Of course, a new venue always means a short adaptation period: finding your way around the stages, the food area, the bars… But when the music is there, everything else follows quite naturally.

Is this move meant to be long-term?
Nothing is set in stone.
We’ve always moved forward edition by edition, following the energy, the encounters, what makes sense at a given moment.

In Wallonia, it’s often said that organising music events is easier in Flanders. What’s your take on that?

We don’t really think in those terms.
What matters to us is what brings people together, not what separates them. Desertfest operates independently, outside of institutional or political frameworks. Realities can differ from one venue to another, from one region to another, of course. But organising a festival is a challenge everywhere. It takes work, energy, and a lot of commitment, no matter where you are.

Can you already give us some hints about the bands?
That one had to come… hahaha.
We would love to start dropping names already, really. But to be completely honest and without any spin, it’s still too early. We’re right in the middle of the programming process and quite a few things still need to be finalised.
That said, things are moving, and we hope to announce the first bands in the coming weeks, probably late February or early March.

Who is behind the organisation of Desertfest Belgium?
The permanent team is very small. Everyone brings their own expertise: booking, communication, production, logistics.
During the festival, this team expands significantly to nearly a hundred people, covering all operational aspects: technical crew, bar, catering, transport, logistics. The festival relies on this collective structure far more than on a few individuals.

Will you be working with local actors from Liège?
Yes, absolutely — and not only for practical or logistical reasons.
There is a great rock scene in Liège, with bands, venues, and committed people. If Desertfest can become part of that ecosystem and contribute, even in a modest way, to that dynamic, that would be fantastic.

Twelve editions already! Are you happy with the journey so far?
Honestly, we can’t really complain. We’ve been very lucky.
Thirteen years later, we’re still here, and when we look back at the road travelled since the first edition, it’s quite something. What gives us the most joy is when we can finally take a moment during the festival itself: catching part of a show, seeing a band absolutely on fire, the crowd fully locked in… Keeping an independent festival alive is a challenge, but it’s for moments like these that we keep going.

And looking ahead?
For now, we’re not projecting too far into the future.
We have one thing in mind: Desertfest Liège 2026 — putting together the best possible line-up and making it an unforgettable edition.

How would you define the soul of Desertfest Belgium?
It’s what we create together — the music, the artists, the audience. It’s not just a series of concerts. It’s a community that has grown over the years, people who come back every edition, who travel long distances to be there, and who meet here, sometimes just once a year.
Without that community, Desertfest wouldn’t be what it is.

A final word?
Desertfest 2026 is taking shape. Save the dates. Spread the word. Prepare your neck muscles.
See you in Liège!

https://fb.me/e/7yYoawkHG




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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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