Interview

LAVENDER WITCH

« On espère contribuer à faire (re)émerger une vibe riot grrrl, trop peu représentée en Belgique »


Mardi 3 février 2026

On poursuit notre découverte des groupes belges qui seront à l’affiche du GRRR Fest 2026.
Pour rappel, ce festival célèbre les artistes femmes et toutes les personnes s’identifiant comme telles, au cœur de la scène musicale alternative locale et internationale. Il se déroule fin février et début mars 2026 dans neuf salles en Wallonie et de Bruxelles.
Aujourd’hui, on vous présente les Bruxelloises de Lavender Witch
Lavender Witch


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, groupe féministe avec un message engagé à faire passer.




Pouvez-vous présenter votre groupe ?

Nous sommes Lavender Witch, composé d’Anne-So (guitare, Bruxelles), Nath (batterie, Bruxelles), Nina Z (batterie, Gand), Nina M (chant, Bruxelles, originaire du Liban), Maïlys (basse, Bruxelles). On répète à Bruxelles et vu nos différentes origines, notre langue commune est l’anglais.

Quand et comment s’est formé le projet et d’où vient votre nom ?
Créé en 2017, le groupe a traversé plusieurs changements de line-up. Nina Z et Anne-So en sont toujours membres fondatrices, et la configuration actuelle existe depuis deux ans. La formation d’origine s’est faite via le bouche-à-oreille, nous naviguions toutes dans le milieu féministe, sans forcément se connaître. On s’est retrouvées autour de valeurs communes et avec l’envie de faire de la musique, alors on s’est très vite lancées dans l’aventure.
Le nom du groupe s’inspire de la “Lavender Menace”, une organisation féministe radicale lesbienne fondée à New York en 1970. Ce mouvement est né en réaction aux propos de Betty Friedan, journaliste et figure du féminisme américain, qui considérait le lesbianisme comme une menace pour le féminisme émergent. La couleur mauve étant associée à l'homosexualité féminine, d'où l'expression ; “ la menace mauve “. Nous avons également été sensibles à l’image de la lavande comme plante médicinale, que nous avons associée à la figure de la sorcière, afin de renforcer notre ancrage dans une histoire et une esthétique liées aux mouvements féministes.

Comment décririez-vous votre univers musical ?
On navigue entre des inspirations grunges, riot grrrl, punk, rock et un peu metal. On a mélangé un peu tout ça pour finalement avoir un style assez mélodique, tout en apportant la puissance du rock dur dans un esprit 90’s, avec une bonne dose de DIY.

Y a-t-il un fil conducteur ou un message particulier dans vos morceaux ?
Le fil conducteur, je pense qu’il s’agit de notre expérience de vie en tant que femme et/ou personne queer. Nos textes sont basés sur des expériences personnelles mais aussi sur des luttes et des combats plus généraux qui nous tiennent à cœur. On aborde le fait d’être marginalisées, de subir des discriminations et d’abus qui peuvent mener à l’envie de vengeance,... plein de choses un peu énervées !

Vous êtes plus à l’aise lors d’un show live ou lors d’un travail en studio ?
On ne sera peut-être pas toutes d’accord sur ce point ! Certaines d’entre nous préfèrent sans doute la scène, tandis que d’autres sont plus sur la réserve quand il s’agit de monter sur scène. Finalement, on s’accorde pas trop mal et on prend du bon temps en toute circonstance.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres groupes de la scène alternative belge actuelle ? Quelle est votre « special touch » ?
Le fait qu’on soit 5 femmes avec un message engagé à faire passer, ça ne court pas forcément les rues. On espère contribuer à faire (re)émerger une vibe riot grrrl, trop peu représentée en Belgique.



Quelle a été la plus belle étape ou le moment marquant de votre parcours jusqu’à présent ?
Notre date au Botanique a été une belle consécration. Jouer dans la mythique salle de la Rotonde a été un moment assez fort et symbolique. On a aussi beaucoup apprécié jouer en France avec le groupe Ludwig Von 88
Ludwig Von 88


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.

Qu’est-ce que cela représente pour vous de figurer à l’affiche du GRRR Fest 2026 ?
En tant que groupe féministe, jouer dans des événements engagés qui partagent nos valeurs est essentiel pour nous. C’est une belle occasion d’affirmer notre présence, mais aussi de rencontrer d’autres groupes avec qui on a sûrement beaucoup à partager.

En quoi le GRRR Fest vous offre-il des opportunités différentes de celles d’un concert « classique » ?
La plus grande différence c’est qu’on partage la scène avec des groupes qui sont dans la même démarche que nous ! Ce festival crée du lien entre les artistes, il crée des synergies et des envies de projets communs. Ce serait génial que des collaborations naissent entre les groupes !

Quelles sont vos actualités du moment et vos projets pour la suite ?

On est en train de mixer quelques nouveaux morceaux qui devraient sortir prochainement ! On va sans doute passer une phase de compo plus intensive cette année. En dehors du GRRR Fest, on prépare aussi une date à Namur le 20 mars, à La Casserole, avec nos copains de Béton Tragique
Béton Tragique


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, afin de récolter des fonds pour Gaza.

Sur les scènes du GRRR Fest le 27/2 au Belvédère à Namur, le 28/2 au Salon à Silly, le 5/3 à la Brasserie de la Mule à Bruxelles.

https://www.facebook.com/GRRRFEST
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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