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We Stood Like Kings: Un univers immersif où la musique fait naître des images.

Vendredi 7 août 2026

Alors que de nombreux groupes belges peinent à franchir les frontières, We Stood Like Kings
We Stood Like Kings


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a suivi un parcours singulier. Depuis Bruxelles, en 2011, le quatuor s'est forgé une solide réputation sur la scène post-rock internationale grâce à ses compos originales, puissantes et immersives qui mêlent musique classique, post rock, post metal et univers cinématographique. Pourtant, le groupe demeure encore trop méconnu du grand public belge.
Composé de Judith Hoorens (piano et claviers), Diego Di Vito (guitare électrique), Colin Delloye (guitare baryton) et Lucas Vanderputten (batterie), We Stood Like Kings
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s'est notamment distingué en créant des bandes originales inédites pour du cinéma muet.
Nous avons profité de la sortie du dernier album du groupe (“Pinocchio” en avril dernier) pour en savoir un peu plus. Judith a répondu à nos questions.



Crédit photo: Olivier Charlet

Quand et comment est né We Stood Like Kings
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?

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est né à Bruxelles en 2011, autour de deux musiciens s’étant rencontrés durant l’adolescence dans un internat en Flandre. Le concept musical était directement assez défini : faire de la musique instrumentale qui puisse raconter des histoires et créer des images, sans passer par des paroles.

Le nom du groupe fait référence à qui/quoi ?
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vient de paroles d’une chanson de reggae (The Chariot – The Cat Empire), qui étaient peintes en rouge sur un mur blanc au Costa Rica. C’est notre premier batteur qui avait pris cela en photo lors d’un voyage, et c’est resté ! Il faut dire que ça sonne très « post-rock ».

Quelles sont vos influences musicales, littéraires, artistiques, etc. ?
On écoute vraiment de tout : du rock, mais aussi du jazz, du classique, de l’électro, des choses plus hard.

« Notre nourriture artistique est assez globale et inclut évidemment des domaines extra-musicaux comme la littérature ou la peinture, mais il n’y a que le cinéma qui soit très concrètement lié à notre créativité sonore par le biais des ciné-concerts. »

Votre musique est cinématographique dans le sens où elle est (toujours ?) liée à un film ou un documentaire. Comment naissent ces compositions et cela veut-il dire que vous ne créez pas de musique sans support narratif visuel ?
Le film est souvent notre point de départ, mais il n’est pas une contrainte. Nous composons en regardant le film, en essayant de comprendre son rythme et ses émotions, puis la musique prend progressivement son autonomie. Sur notre dernier album, le projet de ciné-concert Pinocchio, c’est la première fois qu’on fait l’inverse : on a d’abord composé la musique et puis les images ont ensuite été créées par un studio d’animation (Cartoonbase) sur base de peintures d’un artiste flamand (Carll Cneut). C’est donc une triple collaboration initiée et soutenue par la Maison culturelle de Quaregnon.

La musique instrumentale et notamment le piano sont très présents. Pourquoi ce choix ?
Le piano est au cœur de notre identité depuis le début. Il permet d’être à la fois mélodique, intime et puissant, et il offre énormément de possibilités harmoniques.

« L’absence de voix laisse aussi davantage de place à l’imagination de l’auditeur. »

Sur Pinocchio, le piano se met un peu plus en retrait au profit de synthés et d’effets, pour profiter de toutes les textures différentes que cela offre.

Est-ce qu’il y a une volonté/nécessité de votre part de proposer quelque chose d’original et de se démarquer par rapport aux autres groupes post rock/post metal ?
Nous ne cherchons pas spécialement à nous démarquer à tout prix, mais par la force des choses, le piano donne une touche assez particulière à notre musique. Nous essayons surtout de rester fidèles à ce que nous aimons. Le fait d’associer le post-rock au cinéma crée naturellement quelque chose d’assez original.

Comment se passent les compos, les répétitions, la dynamique entre vous quatre ?
La composition est généralement un travail collectif, même si une idée peut venir de l’un d’entre nous. Ensuite, nous la développons ensemble, en répétition.

« Nous nous connaissons depuis longtemps, donc il y a beaucoup de confiance et une vraie liberté pour proposer, modifier ou remettre en question les idées des autres. »


Depuis 2014, vous avez sorti 7 albums. Je trouve qu’on n’en a (bizarrement) pas vraiment entendu parler en Belgique. Comment ça se fait ?
Notre label est allemand et nous avons beaucoup joué à l’étranger (plus de 400 dates depuis 2014), mais la Belgique reste paradoxalement un territoire où notre musique pourrait sans doute être davantage connue. On serait heureux de s’entourer d’une structure de promotion ou de booking, mais ce n’est pas facile à trouver de nos jours, surtout dans un style de niche tel que le nôtre.



Votre dernier album « Pinocchio » est sorti en avril 2026. Êtes-vous satisfaits des retours ?
Oui, vraiment. Nous sommes particulièrement heureux de cet album car on a vraiment ouvert de nouvelles portes au niveau stylistique.

« C’est un album plus massif et plus frontal que les autres qui marque un vrai tournant, sans perdre l’aspect émotionnel et narratif qui est caractéristique du groupe. »


Pinocchio est un projet qui nous tient beaucoup à cœur et nous sommes ravis de voir comment chacun se l’approprie.

Vous concernant, peut-on parler de concert ou de ciné concert ?
Les deux ! Lorsque nous jouons avec le film, c’est clairement un ciné-concert. Mais notre musique peut aussi être jouée seule (surtout Pinocchio, qui a été composé en toute « autonomie »), et dans ce cas, le public peut s’imaginer ses propres images et son propre récit. We Stood Like Kings
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a toujours été un groupe avec beaucoup de facettes différentes, et donc l’énergie évolue selon les contextes. Entre des salles de cinéma ou des clubs de rock, l’ambiance est parfois très différente.

Quel morceau de votre répertoire recommanderiez-vous à quelqu'un qui vous découvre ?

On conseillerait de jeter d’abord un coup d’œil à notre toute nouvelle session live pour le titre Dead Blue Fairy, tiré de Pinocchio. Et puis si cela plaît, d’écouter l’album Pinocchio dans son intégralité.



Quel message aimeriez-vous laisser à celles et ceux qui viendront vous découvrir pour la première fois au Belvédère de Namur ?
Curiosité, et puis le reste viendra tout seul.

Des projets, actualités à annoncer ?
On enchaîne pas mal de dates cet automne et en début d’année prochaine.
21.08.26 Belvédère, Namur / Shoot Me Again webzine [BE]
02.10.26 Centre Culturel du Beau Canton, CHINY [BE]
16.10.26 Le Vecteur, CHARLEROI [BE]
17.10.26 Ciné Orion, TROISVIERGES [LUX]
19.10.26 Koki, FREIBURG [DE]
20.10.26 Local-Bühne, Salzhof, FREISTADT [AT]
21.10.26 Moviemento & City-Kino, LINZ [AT]
22.10.26 Kulturhof, VILLACH [AT]
23.10.26 Stadtkino, GREIN [AT]
24.10.26 Na pul cesty, PRAGUE [CZ]
13.11.26 Salle Baudouin IV, BRAINE-LE-COMTE [BE]
30.01.27 KultKom, EUPEN [BE]
06.02.27 Leietheater Deinze [BE]

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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière ve...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en ju...
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour la presse régionale de la province de Luxembourg, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et événements culturels et musicaux. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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