Succédant à Burden, paru en 2024, Cycles In The Infinite Dreams vient confirmer la direction artistique empruntée par les musiciens de Chicago, qui mêlent avec une maîtrise croissante les codes du Doom psychédélique et du Rock spatial.
L'album ne se contente pas d'aligner des riffs lourds et massifs. REZN enrichit sa formule grâce à des harmonies progressives élaborées et à une sensibilité Shoegaze qui orientent progressivement ses compositions vers des territoires proches du Post-Rock. Les morceaux se construisent ainsi dans une recherche permanente de textures sonores immersives.
Le chant éthéré contraste volontairement avec la puissance des guitares et cette lourdeur capable de faire hocher les têtes dès les premières mesures. En réalité, CAVE IN avait déjà exploré cette voie avec un résultat très similaire avec son remarquable Jupiter en 2000. REZN profite ainsi d'un terrain largement préparé il y a un quart de siècle, tout en l'adaptant aux sensibilités actuelles. Il n'est donc pas surprenant que le groupe rencontre un écho particulièrement favorable auprès d'une nouvelle génération d'auditeurs·rices ouvert·es aux mélanges des genres.
La formation de Chicago parvient toutefois à affirmer sa propre identité en intégrant des synthétiseurs vintage et des interventions de saxophone qui renforcent le caractère cosmique et contemplatif de l'ensemble. Ces éléments participent pleinement à la richesse des arrangements et à l'atmosphère onirique qui imprègne l'album.
Avec Cycles In The Infinite Dreams, REZN confirme ainsi son statut de valeur montante de la scène heavy psychédélique contemporaine. Entre puissance, envolées progressives et ambiances planantes, le groupe livre une œuvre ambitieuse qui séduit aussi bien les amateurs·trices de Doom moderne que les passionné·es de voyages sonores plus contemplatifs.

REZN