JOEY CAPE (BAD ASTRONAUT, LAGWAGON, ME FIRST AND THE GIMMIE GIMMIES n’en est d’ailleurs pas à son premier essai. Un premier disque accompagné d’un autre punk (TONY SLY de NO USE FOR A NAME) était déjà sorti et JOEY CAPE ne s’est jamais caché d’admirer le travail d’ELLIOTT SMITH.
Certains punks, dans l’exercice gardent les influences de leur scène ou s’orientent vers des racines celtiques pour rehausser leur folk. JOEY CAPE a préféré s’éloigner de ces entrains pour offrir un premier album solo où la fragilité primerait (Home ; Memoirs And Landmines ; We’re Not In Love Anymore). La production y est par contre des plus soignées. Sans une démesure d’effets, cette production propre et pointue relève les subtilités (Errands ; B-Sides) mais détériore parfois la délicatesse recherchée (Canoe ; Gun It, No Don’t).
JOEY CAPE démontre comme bien d’autres avant, qu’entre la scène punk et la scène acoustique, en apparence si différentes, des similitudes fortes existent. Dans ces deux milieux, l’intégrité et l’intensité (Non Sequitur ; No Little Pill) sont nécessaires et indispensables.
Bridge offre 12 titres de bonnes factures où les intentions plus que louables de JOEY CAPE seront, certainement encore mieux exploitées à l’avenir.
Joey Cape