Malheureusement, là où ROGER MIRET s’en sort finalement pas si mal seul, l’album de Vinnie STIGMA souffre lui de l’absence de cette dualité. New York Blood se révèle cross-over et plutôt sans grande surprise. Pour meubler, STIGMA a fait appel à ses copains du coin et de la scène, à savoir Steve et Mike Gallo, Phil Caivano, Freddy Cricien, Jimmy G… entre autres. Il fallait s’y attendre.
New York Blood balaye les différentes influences allant du Punk, au Hard Core en passant par le métal et le rockabilly qui ont inspirée la culture du guitariste. L’album est d’ailleurs quasi découpé en chapitres où chaque influence prend son tour. Cette largesse permet à l’album de ne pas s’essouffler car les titres sont finalement assez convenus et STIGMA réussit même le tour de force de nous resservir des riffs et thèmes empruntés à AGNOSTIC FRONT.
L’album est donc suffisamment plaisant pour y prêter une oreille d’autant que la renommée du guitariste aide mais il est loin de nous convaincre d’être LE disque à retenir.
Au jeu des clichés et stéréotypes, il est amusant d’ailleurs de constater que STIGMA à pousser le vice du manque de surprise jusque dans la pochette, digne d’un mafioso New Yorkais, soulignant ses racines Italo-Américaines.

Agnostic Front