Il y a dans la musique du groupe une fluidité agréable associée pourtant à l’expérimentation et à une intensité. Combinant guitares, batterie et musique électronique, le groupe rassemble l’organique au digital dans un équilibre et une souplesse entraînante.
Dans une main ferme inspirée de la scène de Chicago (SHELLAC, DON CABALLERO…), AUCAN se joue de ses expérimentations empruntes à l’électronica. Les tensions succèdent aux accalmies rebondissantes et inversement. Ce mélange d’utilisations électroniques et de guitares appuyées par une batterie précise et fougueuse rappelle aussi BATTLES, les paillettes de la mode en moins.
Certains plaqueront AUCAN dans le rayon noise pour cette accointance froide, d’autres tenteront peut-être l’électronica hybride. Personnellement, et pas parce que le groupe délivre une musique instrumentale, je classerais les Italiens dans le post-rock, celui où le mot prend du sens, à comparer à TORTOISE. Ne sous-estimez pas AUCAN, c’est une vraie perle rare.

Aucan
Shellac