Evenfall fait partie des albums qui font mouche du premier coup et qui vous percent au plus profond, sans pouvoir comprendre, ils vous explosent littéralement à la gueule et les dégâts les plus conséquents sont à l’intérieur…
Trois, quatre ans après avoir sorti Happiness, Sébastien Schuller revient sur le devant de la scène avec Evenfall. Un album à mi-chemin entre pop teintée de folk et d’electro délicate. À mille lieux de la veine folk pop sucré que beaucoup empruntent, l’album de Sebastien Schuller possède quant à lui une certaine froideur métallique. Le piano accompagné des cuivres se fait parfois glaçant, un peu distant, presque réservé.
Tout en sensibilité et en introspection, Evenfall mène à un étrange mélancolisme léger presque de la torpeur. Tout en douceur avec malgré tout des titres plus prenant comme Open Organ qui sonne parfois plus comme une plainte…
Un univers onirique entouré de quelques chimères à mille lieux de ce que la pochette de bien mauvais goûts pourrait laisser croire… un album qu’il est difficile voire douloureux de quitter, qui provoque comme un lancinant pincement au cœur, comme une transe mélancolique, sans avoir la moindre explication rationnelle...