C’est un jeune label français au doux nom qui sort le premier album des Espagnols par chez nous : The Flying Elephant Records. S’il s’agit du premier album du groupe, ce dernier a en réalité fait ses premières armes sous le nom de QWER.
Avec Try Future, ANTIGUA Y BARBUDA aurait pu pondre un album décousu où les références multiples se perdent. Et si les influences sont multiples et différentes, Try Future garde finalement une homogénéité surprenante, appréciable et un style séduisant.
L’intro par exemple, ouvre l’album à la GENGHIS TRON. On retrouvera d’ailleurs quelques apports électroniques légers qui rappelleront les New Yorkais, mais d’une manière plus discrète cette fois. Un peu dans le même ordre d’idées et par leur côté frontal et fourre tout audacieux, ANTIGUA Y BARBUDA soutient aussi la comparaison à HORSE THE BAND. Mais les deux références majeures de cet album sont THE MARS VOLTA et CONVERGE (plutôt version No Heroes album). C’est d’ailleurs Kurt Ballou qui s’est chargé du mixage de ce premier album des Espagnols.
ANTIGUA Y BARBUDA s’envole par moments, égrainant au passage quelques touches 70’s. A d’autres, ce sont carrément des passages intenses et étouffants où le plaintif côtoie la folie. On frise un morceau comme Grim Heart/Black Rose de CONVERGE, un peu trop même sur Traitor.
Le tout est évidemment joué avec une précision d’horloger suisse. Le son est puissant mais il est resté rude et rêche. Ce qui accentue ce côté asphyxiant développé par ANTIGUA Y BARBUDA.
Try Future a beau être le premier album d’un groupe originaire d’un pays auquel on pense plus pour les vacances, c’est un excellent album où se dégage une maturité artistique déjà acquise, faisant de ANTIGUA Y BARBUDA, un groupe sur lequel il faut se pencher de toute urgence.

Genghis Tron

