Pour ouvrir les hostilités, STUNTMAN, qui se place aux côtés de COALESCE pour ses accents bourrins et ses relents Noisy. Moins inspirés toutefois que les Américains, les Français ont une tendance à aller au plus brut et par conséquent sur certaines occasions à louper quelque peu leurs variations. Guitares abrasives et larsens en veux-tu en voilà… voilà ce que nous sert le groupe aux côtés de son chanteur brailleur. Ça passe sans trop d’effort sur quelques titres, mais je ne suis pas certain qu’une telle recette sur une plus grande longueur ne finisse pas par être contre-productive. À l’exercice de l’album, STUNTMAN a tout intérêt à penser à quelques petites finesses ou prouesses moins décapantes pour permettre à l’auditeur de reprendre son souffle et laisser un peu respirer les oreilles. CONVERGE, BOTCH ou COALESCE y arrivent, il n’y a pas de raison que STUNTMAN n’y parvienne pas.
L’autre facette de ce 10’’ illustré par Watertank à qui on doit aussi les illustrations du Hellfest ou de ROTTEN SOUND, est attribué à d’anciens ANANDA, à savoir CHERE CATASTROPHE.
Le trio Breton bénéficie d’un son bien moins puissant mais emmène dans son Hard Core Noisy quelques baffes plus Stoner et bien plus de variations dans son style que STUNTMAN. On se rapproche plus de KEELHAUL ici et finalement c’est plutôt l’étiquette de Noise-Stoner gonflé au Hard Core qu’il faudrait attribuer aux plages instrumentales et courtes de CHERE CATASTROPHE. À l’inverse de STUNTMAN, le nombre de plages ne semble pas être un handicap pour CHERE CATASTROPHE qui tout en conservant cette part de rudesse aligne les titres sans soulever la crainte d’une lassitude.
Un split 10’’ qui offre donc deux groupes français plutôt prometteurs au rayon des musiques underground qui font du bruit et pas pour rien.

Stuntman
Coalesce


Rotten Sound