Mais plutôt que d'accumuler des coups de caisse claire et de double grosse caisse sous des cris inaudibles, le quartette privilégie la mélodie. A partir de ce moment-là, on ne s'étonne pas de trouver ci et là quelques notes de piano ("A la nuit tombante", "An Autumn Serenade", ...) qui, bien placées dans le contexte dépressif dessiné par Imperium Dekadenz, vous glacent le sang...
Imperium Dekadenz jouit d'une certaine notoriété au sein du mouvement underground du black metal depuis sa création il y a à peine cinq ans. Le groupe a toujours affiché une maturité musicale dans un style qui ne tombe jamais dans le larmoyant.
Même s'il se montre parfois très "lourd", Procella Vadens, le 3e album des Allemands, se parcourt avec une certaine fluidité et les dix compositions s'enchaînent finalement avec une légèreté.
Il faut bien avouer que la structure des différents morceaux se distingue par des passages mélancoliques et par des breaks où certains riffs plus heavy permettent à l'auditeur de savourer un répit bienvenu.
Certes, certains titres tirent en longueur mais on ne se lasse jamais tant la diversité musicale des quatre membres est audible.
Imperium Dekadenz parvient à dégager une atmosphère, pesante voire dépressive qui plonge l'auditeur dans un repli sur lui-même qui n'augure rien de rassurant. Ecoutez "The Descent Into Hades" et ses voix féminines nappées de coups de tambours et vous serez emportés dans un tourbillon d'une noirceur absolue.
Les guitares du titre "Procella Vadens" se complètent admirablement et sont mixées en harmonie avec une voix qui n'essaye pas de couvrir la musicalité du groupe.
La descente en enfer est, parfois, longue mais elle demeure passionnante d'un bout à l'autre de cet album qui devrait ravir les amateurs du genre. Et les autres aussi d'ailleurs...
Imperium Dekadenz