FURAYA applique une recette déjà bien connue et qui fit les beaux jours de RAGE AGAINST THE MACHINE, SILMARILS, NO ONE IS INNOCENT ou MASS HYSTERIA voire TAGADA JONES. À savoir des riffs implacables, une qualité de production, une rage énergique, et un phrasé plutôt rappé.
Les textes sont en français afin de toucher directement son public sur des questions plutôt classiques de politique française et d’extrémismes, de commerce des armes, de la guerre, de la religion, du travail et de la délocalisation…
FURAYA a mis les petits plats dans les grands. Le groupe français a soigné son travail dans le but de présenter un album qui reflète au mieux son style. Mais tout comme les sujets abordés dans le genre deviennent des coquilles vides par leur redondance, les effets de styles se sont généralisés et ont, eux aussi, perdu de leur crédibilité. Ce qui vient évidemment entacher la sincérité de FURAYA qui arrive trop tard. Virescit Vulnere Virtus tourne quelque peu en rond, ne renouvelle pas le genre et finit par s'amalgamer aux caricatures du style. Pourtant ce premier album aurait pu mériter plus de considération s’il était arrivé plus tôt...
Rage Against the Machine
Silmarils

