KETAH affiche une longévité exemplaire de plus de 10 ans. Le groupe Bordelais délivre une musique à la croisée du rock et du métal. Les Belges qui connaissent D.MAJIRIA auront une idée déjà plus précise de l’orientation du groupe français.
KETAH a choisi de s’exprimer tantôt en français tantôt en anglais. Le titre de cet EP, La Folie des Hommes laisse entrevoir des textes plutôt désabusés. Un titre prometteur qui en termes de noirceur ne tient pas toujours toutes ses promesses. Il est clair que KETAH joue également la carte de la mélancolie mais son rock musclé est parfois un peu désuet du côté des ambiances qu’il pourrait dégager. La faute sans doute à ses influences plutôt nineties et à la production des guitares trop allégée.
Certes KETAH a cherché une production qui laisserait un peu tous les instruments s’exprimer le plus clairement possible. Mais en réalisant ce choix, il a perdu à mon sens une part de présence côté guitares.
Côté chant, si comme souvent j’ai du mal avec les textes en français, il est amusant de rapprocher par moments ce dernier à celui de Bruce Dickinson (IRON MAIDEN) mais dans une version plus rock. Amusant parce que surprenant d’entendre ces intonations plutôt caractéristiques au style de KETAH. Au-delà de la surprise, il passe très bien et il faut souligner que l’exercice et la maîtrise suivent.
En tendant l’oreille, on se rend compte que KETAH dégage quand même son lot de bonnes idées même si parfois un peu réchauffées ou mal exploitées. C’est d’autant dommage que la présentation du disque est soignée, ce qui s’oppose finalement à la production plutôt digne d’une bonne démo. Un autre point qui n’intervient pas en faveur du groupe dans l’appréciation première qu’on peut se faire.
KETAH mériterait certainement plus de reconnaissance, mais à une époque où les groupes pleuvent, il faudra aux Français un peu plus que la volonté de bien faire pour s’extirper de la masse. Courage à eux donc!
KETAH a choisi de s’exprimer tantôt en français tantôt en anglais. Le titre de cet EP, La Folie des Hommes laisse entrevoir des textes plutôt désabusés. Un titre prometteur qui en termes de noirceur ne tient pas toujours toutes ses promesses. Il est clair que KETAH joue également la carte de la mélancolie mais son rock musclé est parfois un peu désuet du côté des ambiances qu’il pourrait dégager. La faute sans doute à ses influences plutôt nineties et à la production des guitares trop allégée.
Certes KETAH a cherché une production qui laisserait un peu tous les instruments s’exprimer le plus clairement possible. Mais en réalisant ce choix, il a perdu à mon sens une part de présence côté guitares.
Côté chant, si comme souvent j’ai du mal avec les textes en français, il est amusant de rapprocher par moments ce dernier à celui de Bruce Dickinson (IRON MAIDEN) mais dans une version plus rock. Amusant parce que surprenant d’entendre ces intonations plutôt caractéristiques au style de KETAH. Au-delà de la surprise, il passe très bien et il faut souligner que l’exercice et la maîtrise suivent.
En tendant l’oreille, on se rend compte que KETAH dégage quand même son lot de bonnes idées même si parfois un peu réchauffées ou mal exploitées. C’est d’autant dommage que la présentation du disque est soignée, ce qui s’oppose finalement à la production plutôt digne d’une bonne démo. Un autre point qui n’intervient pas en faveur du groupe dans l’appréciation première qu’on peut se faire.
KETAH mériterait certainement plus de reconnaissance, mais à une époque où les groupes pleuvent, il faudra aux Français un peu plus que la volonté de bien faire pour s’extirper de la masse. Courage à eux donc!

D.Majiria
Iron Maiden