Un an donc après le deuxième volume reggae, BURNING HEADS retournent aux sources : un Punk-rock qui trace son chemin. Sans se retourner, sans se poser trop de questions. Un deux trois et la machine est lancée. Elle ne s’arrête qu’au bout de 15 titres de plus ou moins deux minutes chacun. Que ce soit dans le vif du sujet, pied au plancher ou en calmant quelque peu le jeu avec ses tubes mid-tempo, BURNING HEADS ne pratique pas la langue de bois. Le discours a le mérite de sa clarté. L’expérience est aussi au service du groupe qui s’il ne change pas sa ligne de conduite, maîtrise son sujet. C’est qu’en 20 ans de carrière, le groupe en a foulé des scènes dans le milieu. En 10 albums, le groupe en a côtoyé des circuits de l’industrie du disque, de l’indépendant de renom (Epitaph, PIAS) à la Major (Sony) en passant aujourd’hui par une version DIY avec son propre label Opposite Productions.
Dès lors sans surprise, et surtout pas des mauvaises, BURNING HEADS suit son chemin. Plutôt là où on l’attendait, BURNING HEADSqui n’a jamais ni caché, ni renié ses attachements musicaux reste sur la même voie. Aucun signe de faiblesse. Pas même lorsqu’il s’adonne à la reprise avec Friday On My Mind de EASYBEATS.

Burning Heads