Voilà maintenant 10 ans que le quatuor, fondé en Normandie, porte haut sa sincérité et son intégrité en étendard. Pas de faux discours putassier, juste une lucidité implacable.
Après une démo en 2001 et après avoir partagé deux split CD en 2003 et 2004 avec respectivement General Lee et The Last Day of Icarus, As We Bleed fait en 2010 un retour sur le devant de la scène pour présenter son second album intitulé « Hail the sick Ones ». Un album qui vous fera clairement oublier les auto-proclamés maîtres du genre, les Parisiens de Kickback...
Ils y mettent toutes leurs tripes afin de mieux saisir les vôtres et surtout d’en tapisser les murs...
Car il ne reste pas grand chose de l’auditeur après l’écoute de Hail the sick Ones, juste une masse informe malmenée et matraquée de toutes parts qui a courbé l’échine en signe de soumission à ce déchaînement de violence et d’amertume.
Un album bestial et violent, plein d’une rage sourde qui viendra marteler vos tempes et s’adresser directement à votre inconscient, pour mieux révéler le psychopathe qui sommeille...
Un cd qui vous fait incliner légèrement la tête, le front en avant, et regarder entre les sourcils, l’oeil fixe, noir, le visage inexpressif et impassible mais souligné d’un étrange rictus figeant vos lèvres...
Il est étonnant qu’autant de rage voire de haine poisseuse transparaisse d’un même album pour vous sauter littéralement à la gorge...
Hail the sick Ones s’adresse au Travis Bickle qui sommeille tout un chacun...

As We Bleed
