Je dois avouer que musicalement, I THE PHOENIX ne s’inscrit pas vraiment dans le canevas que j’écoute. Toutefois la démarche reste interpellante et c’est plus sur cet aspect que le projet m’a relativement séduit. Oscillant entre EBM avec guitares, New Wave influencée par JOY DIVISION et musique industrielle, il m’est difficile d’apposer une évaluation ou une interprétation de ce qui s’en dégage, même si avec les répétitions d’écoute, je dois dire que progressivement le disque fait son chemin dans mon oreille.
D’emblée, ce sont les petites lunettes fournies avec le disque qui ont attiré mon attention. Tout l’artwork est construit autour de la 3D. Une initiative amusante, qui pourrait paraître anodine si elle ne soulevait pas quelque part la réflexion à propos de l’industrie du disque. Autoproduit, I THE PHOENIX n’a pas hésité, en contraste avec sa musique, à s’inscrire dans son époque, rappelant que nous sommes bien entrés dans l’ère de la 3D. Une 3D qui est maintenant partout, au cinéma bien sûr, dans les consoles de jeux et chez soi avec les nouvelles télévisions. Ce n’est qu’un début, mais finalement, les grosses compagnies qui se lamentent sur le téléchargement, se prennent encore une guerre de retard en refusant de faire du physique un atout pour attirer le client.
Conscient donc que la pochette peut être un des prolongements de la musique, I THE PHOENIX décide avec audace et astuce pour contrebalancer des moyens restreints, d’user d’un maximum d’idées pour que l’objet physique remplisse une réelle fonction et soit un plus au son. On retrouve aussi sur la pochette, en complément encore une fois, ce code barre particulier, qui se scanne avec son GSM et qui grâce à un petit programme et internet, donne accès à des compléments et bonus.
Il est fort probable que le site et les apparitions de I THE PHOENIX réserveront eux aussi leurs lots de surprises et d’extras. Alors à défaut de pouvoir vous en dire plus sur la pertinence musicale du projet, il me semblait opportun de parler de la réflexion qui accompagne le disque.
I, The Phoenix
Joy Division