là, ami auditeur. Et pour cause... Between the Buried and Me, c'est un programme en musicologie renforcée, option maousse costaud, avec autant d'idées dans une chanson que dans toute une discographie d'Emmure. Et bien qu'à leurs débuts on pouvait les ranger dans la catégorie deathcore, mais un cran en dessus, de par cette facilité à passer du charcutage à la confection de napperons, BTBAM s'émancipa peu à peu, s'octroya le pouvoir du prog au point d'obtenir les louanges de Mike Portnoy, tout en restant cette machine de guerre bien huilée (trop ?). Leur parcours, c'est du propre, du solide, du ciselé, open minded mais avec la patate.
Occupons nous du cas de cet EP¨( 3 titres dépassant la demie heure d'écoute, autant que pas mal d'albums finalement), et toujours ce savoir faire, une fluidité telle que tout passe sans que l'on ne se rende compte.
Tommy Rogers n'avait déjà plus besoin de confirmer ses talents de chanteur, mais pousse le bouchon encore plus loin, cette voix claire est vraiment un des joyaux du groupe.Seulement... allez je lache le morceau, étant un gros client du groupe, je me retrouve, sans grand effet de surprise à l'écoute de ce déballage de talent et de violence maitrisée, conscient du boulot monstre effectué une fois de plus, mais nul doute que si je découvrais ce groupe maintenant, je serais tout fou, dithyrambique quant à leur génie. Serais je à un point où j'estime qu'ils ont tout dit, et de fort belle manière ?
Me voilà donc déchiré entre l'encensement et l'attente d'une confirmation sur un format plus casse gueule, avec peut être des titres plus courts...

Between the Buried and Me