La jeunesse d'abord. Une jeunesse fulgurante qui propulse THE DUKES sur le devant des scènes sans avertissement préalable. La jeunesse de ses membres également confère une vigueur naturelle au groupe.
La spontanéité ensuite. Peut-être une conséquence de cette jeunesse. En tout cas, il s'agit d'une spontanéité qui permet au groupe d'aller à l'essentiel et d'avoir une efficacité électrique redoutable.
Capable de mélodies accrocheuses, THE DUKES ne sombre pas dans la niaiserie guimauve ou poseuse qui inspire trop de ses condisciples juvéniles. Par contre, cette faculté à titiller l'oreille doublée de l'énergie sincère du groupe, permet à THE DUKES de faire mouche.
Et si le groupe et ses membres sont encore jeunes, il se dégage pourtant déjà une maturité évidente derrière les compositions. THE DUKES arrive à proposer 13 titres sans redite, qui explorent les influences diverses et diversifiées du groupe, dans une cohérence artistique exemplaire.
THE DUKES, c'est peut-être de la Pop-Rock (enregistrée par Magnus Lindberg qui plus est), mais franchement une Pop-Rock comme celle-ci, électrifiée, avec des guitares que l'on ose maltraiter, qui est capable aussi bien de rage que de douceur mélodique, qui donne autant envie de danser que de botter le cul, moi je trouve qu'il est bien légitime qu'elle gagne le devant de la scène et qu'elle vienne (enfin) renouveler les affiches et un style devenu soporifique.
The Dukes
The Subways