Sans surprise donc, COUBIAC ne va pas y aller avec mollesse ni douceur. Bien que le bruit et le déluge le concernant soit plus subtil et plus complexe, il n'en rate pas une pour enfoncer le clou.
Actuellement COUBIAC ne se donne que 4 chances pour convaincre et c'est presque suffisant. Convaincu de ses capacités à nous exploser (le nez), on l'est à l'écoute de cet EP. Mais le groupe laisse l'impression qu'il peut plus encore. Par conséquent, Nosebreaker en laissera plus d'un sur sa faim.
Auteur d'un Heavy Rock aux racines Hard Core, c'est aussi par ses aspects Stoner (Black Hole Lightning) et Noise (Trouble In My Mind) que COUBIAC se démarque.
C'est avec un son métallique que COUBIAC a choisi de nous asséner ses coups. C'est en fin de compte plus tranchant et dangereux pour les gorges que le nez. Toutefois, un peu plus de lourdeur dans le mixage, plus de basse, mettrait mieux en évidence la tension derrière ce jeu acerbe. C'est donc en réglant votre bouton Bass vers la droite qu'il est conseillé d'écouter ce 4 titres pour encore mieux l'apprécier et se faire mal.
Si on se permet de chipoter sur cette première production du groupe, c'est parce qu'on en attend aussi beaucoup. Peut-être trop ? Le projet n'a en gros qu'une année d'existence, mais on ressent très vite à l'écoute de Nosebreaker, que COUBIAC peut nous emmener assez loin hors de sentiers battus et dans les chemins de travers et du chaos. Bref, que COUBIAC pourrait être la sensation belge de 2012 en matière de musique débridée.
Quoiqu'il en soit, j'ai bien envie de parier sur COUBIAC et même si je perds, à l'écoute de Nosebreaker, je n'aurai aucun regret d'y avoir cru. Meat Of The Doom sera ma récompense !



Coubiac