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Chronique 10-06-2012 par Antoine 3 min de lecture

Joe Bonamassa — Driving towards the daylights

Je l’attendais depuis longtemps et ce sans aucun regret au final. « Driving towards the daylights », nouvel opus de Joe Bonamassa, vient de tourner pour la première fois (et probablement pas la dernière) dans mes oreilles.

Dès l’ouverture, Dislocated boys nous fait comprendre que nous avons toujours affaire au même gaillard, ce jeune bluesman de 35 ans depuis quelques jours. Premier morceau donc qui démarre l’album sur les chapeaux de roues, 6 minutes 40 qui vous envoûtent et font que vous savez dores et déjà que vous ne décrocherez pas une seule note de cet album.

Vient ensuite Stones in my passway, morceau principalement instrumental dans lequel le blues se fait plus « hard rock ». Peut-être la touche de Whitford (guitariste d’Aerosmith qui a collaboré à cet album) ?

Démarre après le titre éponyme Driving towards the daylights, premier morceau diffusé sur le net (https://www.youtube.com/watch?v=wTG-bCMG05E) qui se trouve être une ballade assez mystérieuse tant le rythme s’alterne sur le refrain plus pêchu et sur les couplets où le clavier règne. Ce mec paumé aux problèmes sentimentaux qui tente de retrouver le chemin de sa maison réussit à créer un morceau intriguant mais très bon.

La suite est tout aussi surprenante, on entend un gars avec une voix à la Lou Reed, parler d’un morceau qui lui semblerait idéal et là qu’entends-je ? Un riff légendaire, celui de Whole lotta love des grands gars de Led Zepp’ se répéter encore et encore pendant plus de 3 minutes. Certes la composition musicale n’est pas recherchée mais le pari est réussi malgré les risques que ça comportait.

Lorsque démarre I got all you need, on retrouve encore LE Bonamassa qu’on adore. Les notes très blues, très rock de bout en bout. Seul bémol, le final que j’aurais aimé un peu plus puissant peut-être. Cette piste cède alors sa place à A place in my heart et là, j’ai une révélation « ce son, cette façon d’introduire le morceau, il y a une grande influence de Gary Moore là derrière !! » et ça va se poursuivre pendant les 7 minutes qui suivront. En plus de cela, les cuivres font leur apparition plusieurs fois pendant la chanson et quel effet ! Pour moi, ce morceau doit obligatoirement avoir sa place sur ses setlists futures.

Allez suivante ! Lonely town lonely street. Je ne sais pas pourquoi, mais ce morceau plus hard que les autres je l’attendais et là encore, je trouve la touche Zeppelinienne fort présente ! Si l’on retire le clavier de Schierbaum, ils auraient très bien pu jouer ce morceau il y a 40 ans d’ici. 7 minutes 08 d’extase !

Retour à 2 secondes de silence avant Heavenly soul, morceau sans grande surprise qui pourrait faire sensation en concert pour son bon solo mais probablement pour une tournée, pas plus. Mais c’est ce qu’il fallait après l’excellent passage précédent et juste avant New coat of pain, chanson fort sombre et technique dont l’intro nous permet d’entendre (enfin ?) un bon passage au clavier. La voix de Bonamassa se fait inquiétante, perdue dans ce flot de notes calculées au doigté près. Prestation très réussie, j’en redemande !

Avant-dernier morceau, et probablement celui que j’apprécie le moins, Somewhere trouble don’t go. Pas de grandes émotions ni de révélation particulière, il en reste simplement agréable.

Tout se termine sur un duo, Jimmy Barnes (Living loud) prête sa voix pour ce très bon morceau. Ce timbre de voix qui monte dans les aigus que l’on pourrait pourtant attribuer à des groupes plus lourds du style Deep Purple, Guns and roses et autres du genre se mélange ici parfaitement aux accords typiques du bluesman, auteur talentueux de cet album.

En conclusion, Joe Bonamassa sort ici un treizième album solo (après Dust Bowl et Don’t Explain avec Beth Hart) excellent, un petit bijou que j’ajoute volontiers dans ma discographie indispensable (tous genres confondus !!!).

Tags Joe Bonamassa Driving towards the daylights blues

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