La recette est connue, Serpentement n’offrira pas vraiment de surprise quant à la démarche, celle de l'expérimentation sonore. Le résultat par contre, reste bluffant et est sujet à toutes sortes d'études minutieuses pour comprendre comment Thomas Bonvalet arrive à sous-tirer ces notes et ses bruits.
Que ce soit l'intervention du métronome, du bourdonnement, des cordes frappées par différentes parties du corps, les cordes de différents instruments tels la guitare bien sûr, le banjo, le ukulele ou encore l'utilisation de l'harmonica... L'OCELLE MARE produit des sons stridents, grinçants, bondissants, étranges et s'aventure aussi dans un univers Drone et ambient.
Toutefois, les différentes tentatives sonores de ce neuf titres laissent souvent une impression d'inachevé. Malgré le concept et la recherche poussée, les titres ne s'accordent pas nécessairement entre eux et s'isolent. Plusieurs compositions n'ont par ailleurs pas de fin apparente et un sentiment d'inabouti se dégage de ce travail peut-être pématuré.
Cheval de Frise