The Chronicles Of Khiliasmos est le sixième album du groupe et sera par conséquent le dernier. Il met un point final à l'existence de GORATH. Le groupe de Black Metal avait débuté sa carrière en 1996 avant d'évoluer vers un genre aujourd'hui qualifié de Post-Black-Metal. L'album est par conséquent emprunt d'ambiances complexes.
The Chronicles Of Khiliasmos se découpe en trois parties dont la dernière atteint les vingt et une minutes. Trois parties monolithiques où les riffs pachydermiques sont à l'honneur tandis que chaque composition évolue en progression.
Le quatuor démarre lentement. Avec une attitude Doom, GORATH ouvre Khiliasmos I sur une riff répétée et tournante. Elle rappelle d'autres Belges dont l'album se fête en ce lendemain de fin du monde avortée. Mais plutôt que de simplement reprendre la recette, GORATH s'est approprié ce schéma répétitif et entêtant pour le faire coller à son style. Astucieux.
Puisque nous sommes entrés dans le vif du sujet, Khiliasmos II peut accélérer le rythme. Plus soutenu, il n'atteindra pas pour autant les vitesses caractéristiques de la scène noire, souvent trop critique avec ses condisciples atmosphériques. Pourtant Khiliasmos II est bien plus méphistophélique que son prédécesseur rampant. Les dernières minutes de ce titre renoue plus particulièrement avec les racines du genre.
Enfin arrive le gros morceau de l'album, sa troisième partie. GORATH revient à une structure plus progressive. Marécageux au début, le titre développe ce qui sera un final véhément en passant par un interlude ténébreux.
Construit d'un bloc massif, The Chronicles Of Khiliasmos dégage une atmosphère étouffante où la lourdeur est de mise. S'écoutant d'un trait, les trois parties s'articulent sur des variations multiples qui n'enlisent pas le disque. Il se conclut gisant à terre, non pas d'une agonie signifiant la défaite, mais bien fier et éreinté par un achèvement suprême, durable mais définitivement consommé.
sludge black metal

Gorath