Pour arriver à créer le panorama de son potentiel, LENTO va voguer sur différents registres. Parcourant le Post-Metal instrumental bien évidemment, il va également se faufiler dans des structures plus jazzy et complexes, mais aussi des atmosphères gothiques (l'artwork ne trompe pas).
C'est d'ailleurs cette ambition d'associer trop de genres, trop d'influences qui perd LENTO. Si la violence est toujours de mise, la musique est devenue plus abrupte et déstructurée. Seuls les passages associés au Black Métal conservent l'immédiateté recherchée. Cet album ne laisse que trop peu de place au laisser-aller. Ayant besoin constamment de démontrer sa capacité à jouer les poids-lourds, LENTO oblige son auditeur à détailler chaque arrangement.
Trop complexe et trop dynamique, Anxiety Despair Languish est une brique à se foutre dans l'oreille. L'auditeur réagit devant lui comme devant une immense livre au nombre de pages trop impressionnant pour oser s'attaquer à sa lecture, découragé d'avance.

Lento