Outre sa première plage introductive ambiancée sludge, RORCAL enfile sa tenue de Black Métalleux pour cette fin du monde discographique. Avec le malaise ou le malsain comme trame de fond, RORCAL va délivrer sa puissance doom au profit de la gloire au malin.
La véhémence présente ici ne sera pas sans rappeler celle des Français de CELESTE. Officiant clairement dans un registre Post-Black-Metal, une attention particulière est accordée au climat dégagé pour autant que ce dernier soit sombre... particulièrement sombre.
Vilagvege est un album particulièrement violent et brutal. On se prend autant les coups douloureux qu'à l'intérieur de soi, on se crampe de souffrances. Les mots espoir, joie et bonheur n'existent plus dans le vocabulaire de RORCAL. Alors qu'il me semblait que pour exister tangiblement, une chose, un concept ou un mot avait besoin de son contraire, RORCAL parvient à semer le trouble autour de cette idée. Vilagvege personnifie la fin, la destruction totale, la douleur, l'absence après l'existence.
Difficile dès lors d'envisager une suite, après le néant engendrer et l'expression de celui-ci. Que peut-il encore rester après une fin si dévastatrice ?

Rorcal
Celeste