Baigné par une atmosphère industrielle, le Black Metal très spécifique de RORCAL adopte une nouvelle dimension excessive. Véritable catharsis sonore, la musique des Suisses n’a plus rien à avoir avec la lenteur de son premier album.
Malgré un artwork tiré de l’oeuvre du même nom datant de 1799 de J.H. Fussli, le concept qui tourne autour de cet album est moins évident que ses prédécesseurs. Le thème de la mort revient régulièrement tout au long du disque et bien évidemment c’est un sujet opportun pour RORCAL.
Au-delà de cette ambiance assommante que le groupe cultive, il se dégage également une violence directe de cet album. Caractérisée par le jeu saturé, la véhémence rythmique et le style frontal de RORCAL.
Terrassant, le disque obnubile son auditorat. Difficile de décrocher tant Silence captive autant qu’il détruit. Silence fonctionne comme un état de sidération. Et ce silence devient en quelque sorte, cette incapacité à réagir face à la menace aigüe qui est caractérisée par le style et le jeu de RORCAL.
RORCAL est passé maître en la matière noire. Et si Silence est le disque le plus immédiat du groupe, son accessibilité reste toute relative tellement sa brutalité est à la fois sobre et excessive.

Rorcal