On ne sait pas trop ce qui s'est passé dans leur tête depuis la sortie de leur second album Reckless And Relentless mais ce nouveau disque offre un tout nouveau visage ! Ces 2 dernières années, ils ont énormément tourné et Danny, front-man du groupe, a apparemment arrêté d'être trop dans le mouvement Sex, drugs and rock'n'roll. Peut-être est-ce là le grand changement dans leur vie. Le titre de ce nouvel opus ainsi que les textes des chansons le confirment.
Mais revenons-en à la musique proprement dite. Que dire ? Si ce n'est qu'on a un peu de mal à reconnaître le Asking Alexandria que l'on avait l'habitude d'entendre. C'est plus lourd, plus accrocheur, plus incisif et bien plus sombre. Une fois l'introduction de Don't Pray For Me, on fait face à des riffs rappelant SlipKnot à une ancienne époque. La voix de Danny, plus rauque qu'à son habitude, est bien plus grave qu'avant, même dans les passages à voix claire. Peu présents sur ce premier titre d'ailleurs.
Moins de samples, moins de chipotage et plus de puissance. Voilà l'impression que l'on a à l'écoute des morceaux suivants, principalement sur The Death Of Me. Poison est la seconde surprise de ce nouveau disque. Une rythmique hyper groovy et rapide. Dommage que cela se fait moins sentir au fur et à mesure qu'on avance dans le morceau car c'est foutrement bon !
On a parlé de ressemblances avec SlipKnot. J'ai d'ailleurs souvent trouvé en live ces derniers temps une ressemblance entre les voix de Danny et de Corey Taylor. Mais un autre rapprochement peut être fait avec... Avenged Sevenfold ! A l'écoute de Creature et de White Line Fever, les rythmiques, les ambiances, certains riffs. Cela rappelle vraiment la bande de Mr Shadows, la voix en moins évidemment.
Et on continue avec les surprises avec le morceau Moving On. Si là aussi, on pourrait penser aux balades d'Avenged Sevenfold, je ferai un rapprochement encore plus lointain avec les groupes rock'n'roll des 80's. Asking Alexandria n'a jamais caché qu'ils adoraient les groupes phares de cette époque, notamment hard-rock et glam-rock, Mötley Crüe en tête. Ce doux morceau, vraiment à part du reste de l'album, pourrait être un hommage à ces formations et un signe de leurs influences. En tout cas, une des chansons les plus réussies de ce troisième opus !
Le titre suivant, The Road, dans un registre différent, sonne lui aussi assez rock'n'roll. Mais c'est moins flagrant que pour Moving On. Until The End pour clôturer l'album est un des morceaux les plus techniques mais est lui aussi étonnant, par rapport à la voix de Danny encore une fois. Décidément, il aura fort attiré l'attention tout au long de ces 12 morceaux... ou plutôt 13 serait-on tenté de dire car une seconde version de The Death Of Me, remixée, fait office de treizième piste. En général, on retrouve plutôt ça sur des éditions spéciales mais ici, ils ont tenu à mettre les deux versions sur le même CD. Pourquoi pas.
Asking Alexandria nous gratifie ici d'un très bon album qui marque une rupture avec les deux précédents. On ne s'en plaindra pas vu la qualité de celui-ci. On ne viendra pas parler de maturité atteinte, on attendra le prochain disque, qu'on espère qu'il surfera sur la même vague. Mais en tout cas, une évolution remarquée, osée et réussie.

Asking Alexandria
Slipknot